L’extradition par pays

Avocat en extradition à Bangkok : Criminal Court et procédure locale

À Bangkok, les demandes d’extradition sont examinées en première instance par le Criminal Court, Bangkok (tribunal pénal de Bangkok) ; l’Attorney General (procureur général) est l’autorité centrale et un procureur public saisit le tribunal. Après une arrestation, le procureur doit agir sans délai, mais aucun délai général de 72 heures n’est prévu pour la première audience : les 72 heures de l’article 19 concernent la libération après une ordonnance répondant aux conditions légales. Il faut d’abord confirmer le lieu de détention, organiser l’assistance d’un avocat thaïlandais et d’un interprète si nécessaire, puis conserver tous les documents et les notifications de délais.

Quel tribunal de Bangkok examine une demande d’extradition ?

Le tribunal de première instance compétent pour une demande d’extradition est le Criminal Court, Bangkok (tribunal pénal de Bangkok). La loi sur l’extradition emploie le terme « Court » ; les documents publiés sur la procédure thaïlandaise et les comptes rendus d’affaires identifient le Criminal Court de Bangkok comme juridiction de première instance. Comme le texte anglais accessible ne nomme pas expressément le tribunal, demandez à un avocat thaïlandais de confirmer la juridiction saisie et le numéro du dossier à partir des pièces réelles. Ne supposez pas que le tribunal pénal ordinaire du district de l’arrestation ou un service d’immigration décidera de l’extradabilité.

Le bâtiment du Criminal Court se trouve sur Ratchadaphisek Road, dans le district de Chatuchak, Bangkok 10900. Les informations officielles consultées ne confirment ni guichet dédié aux extraditions, ni chambre spécialisée, ni procédure de dépôt sans rendez-vous. Demandez à l’avocat de confirmer auprès du greffe le numéro de dossier, la salle d’audience, le mode de dépôt et la prochaine date d’audience ; n’essayez pas de déposer informellement des documents.

En vertu de l’article 5, l’Office of the Attorney General est l’autorité centrale ; son Office of International Affairs est publiquement indiqué comme point de contact pour les questions d’extradition ; confirmez les modalités actuelles avant d’envoyer des documents. Un procureur public conduit la procédure judiciaire, tandis que la police et d’autres agents compétents s’occupent de l’arrestation et de la garde. Pour une demande diplomatique, le ministère des Affaires étrangères peut, selon l’article 13, soumettre au Cabinet les questions touchant aux relations internationales. La coordination de l’OAG ne constitue pas une décision judiciaire sur les preuves.

Quelles institutions locales la famille doit-elle identifier dans les premières heures ?

Institution ou lieuRôle et point pratique
Criminal Court, BangkokTribunal d’extradition de première instance ; l’avocat doit confirmer le dossier, l’audience et les dépôts requis.
OAG, Office of International AffairsCoordonne la demande ; un procureur public conduit la procédure devant le tribunal.
Royal Thai Police / unité ayant procédé à l’arrestationPeut exécuter un mandat ou une demande d’arrestation provisoire. Notez l’unité, le commissariat, l’heure et la référence du dossier.
Aéroport international Don Mueang222 Vibhavadi Rangsit Road, district de Don Mueang, Bangkok 10210. Identifiez l’unité qui a pris la personne en charge.
Aéroport SuvarnabhumiSon adresse officielle se situe dans le district de Bang Phli, province de Samut Prakan, et non dans la municipalité de Bangkok ; cela ne détermine pas à lui seul la compétence judiciaire.
Bangkok Remand Prison33 Ngam Wong Wan Road, Lat Yao, Chatuchak, Bangkok 10900 ; tél. 02-591-7060. La page officielle ne dit pas que les personnes visées par une extradition y sont habituellement détenues : vérifiez d’abord le lieu de garde réel.

Un contrôle à l’aéroport, une garde à vue policière, une ordonnance de détention provisoire et l’affectation à une prison sont des événements distincts. Une notice rouge ou une diffusion INTERPOL n’est pas la décision d’extradition du tribunal thaïlandais. Demandez à l’avocat d’identifier le fondement national de la détention et de vérifier s’il s’agit d’un mandat, d’une arrestation provisoire ou d’une procédure formelle d’extradition.

Que se passe-t-il après l’arrestation et que signifient les délais de 72 heures ?

Selon l’article 18, sous réserve de la procédure de consentement de l’article 27, le procureur doit saisir le tribunal « sans délai ». L’audience se poursuit de manière continue, sauf si le tribunal autorise un ajournement demandé par le procureur ou la personne recherchée. La loi ne fixe pas de délai universel, exprimé en heures, pour la première comparution. Le tableau distingue les délais légaux des mesures pratiques.

ÉtapeRègle ou délaiMesure à prendre par la personne ou la famille
Immédiatement après l’arrestationL’article 18 impose au procureur de présenter la personne au tribunal sans délai ; il ne fixe pas de règle générale de première audience dans les 72 heures.Notez l’heure, le lieu, l’unité, le commissariat, le numéro du mandat et la langue utilisée. Demandez un avocat avant de répondre aux questions sur les faits.
Arrestation provisoire dans l’attente des pièces formellesL’article 16 prévoit la libération si les pièces formelles ne sont pas reçues dans les 60 jours suivant l’arrestation ou dans le délai fixé par le tribunal, qui ne peut dépasser 90 jours à compter de l’arrestation.Vérifiez si les articles 15–16 sur l’arrestation provisoire ou la procédure formelle de l’article 18 s’appliquent. Le délai commence le jour de l’arrestation, non celui où la famille en est informée.
Ordonnance de libération pour insuffisance de preuvesL’article 19 prévoit la libération 72 heures après la lecture de l’ordonnance, sauf si le procureur notifie dans ce délai son intention de faire appel. En cas de notification, la détention se poursuit pendant l’appel ; celui-ci doit être déposé dans les 30 jours suivant la lecture de l’ordonnance.Obtenez l’ordonnance écrite et notez le moment où elle a été lue. Ce délai n’est pas celui de la première comparution.
Ordonnance de détention en vue de la remiseL’article 20 interdit la remise pendant 30 jours après l’ordonnance définitive de détention aux fins de remise. Les articles 20 et 22 prévoient un délai de 90 jours, susceptible d’être prolongé par le tribunal sur demande du procureur.Calculez le délai à partir de la bonne ordonnance et obtenez toute décision de prolongation. L’attente de 30 jours n’est pas le délai d’appel.

Que vérifie le tribunal de Bangkok avant d’ordonner la remise ?

Le tribunal de Bangkok applique la loi nationale sur l’extradition ; il n’existe pas de test distinct propre à Bangkok. À titre d’orientation, l’article 7 exige en principe que les faits allégués constituent une infraction dans les deux États et soient passibles d’au moins un an de privation de liberté, même si les qualifications juridiques diffèrent. Les motifs détaillés de refus et les exceptions propres à un traité relèvent du droit national, non d’une procédure locale distincte.

Au stade judiciaire, l’article 8 exige que les documents et éléments de preuve soumis au tribunal soient traduits en thaï et certifiés conformes. En vertu de l’article 19, le tribunal examine l’identité, le caractère suffisant des preuves au regard du critère légal prima facie et le caractère extradable de l’infraction ; un ressortissant thaïlandais ne peut être extradé que si une condition de l’article 12 est remplie. Remettez à l’avocat les originaux, les traductions existantes et une liste des divergences de noms, de dates ou de description des faits. Ne modifiez pas vous-même les pièces.

La personne peut-elle obtenir un avocat, un interprète ou une mise en liberté provisoire ?

Avant l’audience, l’article 18 oblige le tribunal à demander si la personne a un avocat et à lui en désigner un si elle n’en a pas et en fait la demande. Le Code de procédure pénale complète la loi sur les points qu’elle ne règle pas. Si la personne ne comprend pas le thaï, elle doit demander rapidement un interprète et faire confirmer par l’avocat les modalités d’interprétation et de communication confidentielle ; la disponibilité de chaque langue n’est pas garantie.

Une demande de mise en liberté provisoire est possible, mais la libération sous caution n’est pas garantie. En vertu de l’article 18, le tribunal demande si le procureur s’y oppose et prend cette objection en considération. L’avocat devrait traiter de l’identité, du domicile, des obligations de présentation, des documents de voyage, des attaches familiales, des besoins médicaux et des conditions proposées. Le résultat dépend du dossier ; une caution ou le dépôt du passeport ne garantit pas la libération.

Le consentement à la remise est un choix distinct et sérieux. Selon les articles 27–28, le consentement exprimé devant le tribunal ne peut pas être révoqué ; il ne s’agit pas simplement de renoncer à une audience. Avant de signer ou de répondre par l’intermédiaire d’un interprète, il faut comprendre les infractions, le pays de destination, l’effet juridique et les conditions du traité applicable. Ne signez aucun document que l’avocat n’a pas expliqué.

Quelle voie d’appel s’applique au tribunal de Bangkok ?

L’article 21 permet à la personne recherchée ou au procureur public de faire appel d’une ordonnance de mise en liberté ou de détention en vue de la remise devant la Court of Appeal dans les 30 jours suivant la lecture de l’ordonnance de première instance. La décision de la Court of Appeal est définitive en vertu de la loi. Par sa décision 21/2568 du 22 octobre 2025 (publiée le 17 novembre 2025), la Cour constitutionnelle thaïlandaise a jugé que les parties contestées de l’article 19, paragraphe 1, points 2 et 3, et de l’article 21, paragraphes 2 et 3, n’étaient pas contraires aux dispositions constitutionnelles examinées. Cette décision ne crée ni un second appel ordinaire ni une suspension automatique de la remise ; toute question constitutionnelle distincte doit être évaluée selon sa propre voie procédurale. Pour les motifs de refus et les autres recours, voir Comment empêcher une extradition depuis la Thaïlande.

Que doit préparer la famille avant de contacter un avocat ?

  1. Le nom complet sous toutes ses graphies, la date de naissance, la nationalité, les données du passeport et les autres pièces d’identité.
  2. La date et l’heure de l’arrestation, le lieu, l’unité d’arrestation, le commissariat, le lieu de détention, le numéro de dossier et la prochaine audience si ces éléments sont connus.
  3. Toute notification, tout mandat, la référence d’une notice rouge, l’acte d’accusation étranger, le jugement, la peine ou la lettre de demande montrés à la famille.
  4. Les copies des documents thaïlandais et étrangers et les traductions existantes ; demandez à l’avocat de confirmer le format requis avant de commander une nouvelle traduction.
  5. Une chronologie brève, les coordonnées des avocats et les besoins urgents en matière médicale, linguistique ou d’accès consulaire.
  6. Si vous êtes à l’étranger, un moyen fiable de transmettre rapidement les documents ; consultez la personne détenue avant de diffuser largement des informations sensibles.

Exemple hypothétique : un voyageur est arrêté à Don Mueang après une demande étrangère. La famille doit identifier l’unité qui a procédé à l’arrestation et le lieu de détention, demander à un avocat thaïlandais de vérifier s’il s’agit d’une arrestation provisoire ou d’une procédure formelle, puis obtenir l’ordonnance du Criminal Court. Si le tribunal ordonne la libération, l’avocat doit vérifier immédiatement si le procureur a notifié son intention de faire appel dans les 72 heures suivant la lecture de l’ordonnance — et non 72 heures après l’arrêt à l’aéroport.

Si l’avis concerne plutôt une mesure d’éloignement ou d’expulsion en matière d’immigration, il s’agit d’une procédure distincte qui exige un conseil séparé ; voir Extradition ou expulsion. Les premières démarches en cas d’arrestation dans d’autres lieux de Thaïlande sont décrites dans les guides sur l’arrestation à Pattaya et l’arrestation à Phuket. Les étapes nationales et le cadre conventionnel figurent dans le guide Extradition depuis la Thaïlande.

Questions fréquentes

La première audience doit-elle avoir lieu dans les 72 heures suivant l’arrestation ?

Non. L’article 18 exige que le procureur présente la personne au tribunal sans délai, mais ne fixe pas de délai général de 72 heures pour la première audience. Le délai de 72 heures de l’article 19 concerne la libération après une ordonnance répondant aux conditions légales, sous réserve d’une notification d’appel par le procureur.

Un proche peut-il se rendre immédiatement à Bangkok Remand Prison ?

Seulement après avoir confirmé que la personne y est effectivement détenue et vérifié les règles de visite en vigueur. La page officielle confirme l’existence de l’établissement et ses coordonnées, mais pas que les personnes visées par une extradition y sont habituellement transférées.

Une notice rouge INTERPOL équivaut-elle à une ordonnance d’extradition ?

Non. Il s’agit d’une alerte de coopération policière internationale, pas de la décision finale du tribunal thaïlandais sur l’extradition. Demandez à l’avocat d’identifier le mandat ou l’ordonnance de détention thaïlandais et le stade de la procédure.

La décision de la Court of Appeal peut-elle faire l’objet d’un nouvel appel de plein droit ?

L’article 21 précise que la décision de la Court of Appeal est définitive. Tout recours constitutionnel ou autre doit être évalué sur sa propre base juridique ; il ne faut pas le considérer comme un appel ordinaire supplémentaire ni supposer qu’il suspend automatiquement la remise.

Sources et informations officielles

Si vous avez besoin d’aide pour examiner les documents et identifier la prochaine étape procédurale, vous pouvez utiliser la page de demande de consultation.

Dernière mise à jour: 2026-10-25

Auteur: Razmik Khachatrian

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