L’extradition par pays

Avocat en extradition à Szczecin : tribunal régional, procédures et recours

En cas d’arrestation à Szczecin, le tribunal normalement saisi d’une demande d’extradition ou d’un mandat d’arrêt européen est le Sąd Okręgowy w Szczecinie (tribunal régional de Szczecin). Le parquet présente le dossier; les recours contre les décisions de ce tribunal relèvent, lorsque la loi les prévoit, du Sąd Apelacyjny w Szczecinie. Il faut d’abord identifier le fondement exact de l’arrestation, le lieu de détention et les décisions notifiées. Aucune audience définitive n’est garantie dans les premières 72 heures.

Quel tribunal, quel parquet et quel greffe contacter à Szczecin ?

Les chambres pénales du tribunal régional sont installées ul. Kaszubska 42, 70-227 Szczecin. Le III Wydział Karny est une chambre pénale; le IV Wydział Karny Odwoławczy traite certains appels pénaux internes, mais ne constitue pas la juridiction d’appel des propres décisions d’extradition du tribunal régional. Cette distinction évite d’adresser un recours au mauvais service. L’attribution précise du dossier, même pour un mandat européen, doit être vérifiée auprès du greffe plutôt que déduite du nom de la chambre.

Le Biuro Obsługi Interesantów, accueil du tribunal à Kaszubska 42, répond au +48 91 44 80 002 et à boi@szczecin.so.gov.pl; horaires publiés: lundi 08 h–18 h, mardi à vendredi 08 h–15 h. La Czytelnia akt, salle de consultation des dossiers, est joignable au +48 91 48 38 453 et à czytelnia@szczecin.so.gov.pl. Le conseil doit demander la référence, le service détenteur des pièces et les modalités de consultation. La famille n’obtient pas automatiquement le même accès au dossier que la défense.

Dans un dossier de remise, il faut distinguer la compétence du tribunal de la tâche matérielle du greffe. Le bureau d’accueil peut orienter la recherche, mais il ne statue ni sur la détention ni sur la remise. La salle de lecture permet à l’avocat de préparer l’examen des pièces selon les conditions d’accès applicables; elle ne confirme pas par elle-même la localisation de la personne arrêtée. Si la référence est inconnue, transmettre au défenseur la date, le lieu précis et l’unité ayant procédé à l’arrestation peut être plus utile que de solliciter au hasard les deux chambres pénales de Kaszubska 42. L’adresse de Mickiewicza 163 ne doit être utilisée pour un recours que lorsque la décision attaquée et sa voie de contestation ont été identifiées.

Institution localeFonctionAdresse et démarche
Prokuratura Okręgowa w SzczecinieParquet régional; le procureur compétent interroge l’intéressé et transmet la demande au tribunal.ul. Stoisława 6; demander le parquetier chargé du dossier et la référence.
Sąd Okręgowy w SzczecinieAdmissibilité de l’extradition, remise sur mandat européen et détention judiciaire.ul. Kaszubska 42; faire confirmer chambre, date et décision écrite.
Sąd Apelacyjny w Szczecinie, II Wydział KarnyAppel pénal des décisions du tribunal régional lorsque le recours est ouvert.ul. Mickiewicza 163; le recours se dépose normalement par l’intermédiaire du tribunal auteur de la décision.
Areszt Śledczy w SzczecinieMaison d’arrêt locale, sans présomption que toute personne arrêtée dans la région y est incarcérée.ul. Kaszubska 28; vérifier d’abord le lieu réel de détention.

Arrestation à l’aéroport de Szczecin–Goleniów ou dans un port: quel service agit ?

La Placówka Straży Granicznej w Szczecinie, unité des gardes-frontières située ul. Żołnierska 4, assure le contrôle à l’aéroport Szczecin–Goleniów et aux passages maritimes de Szczecin, Trzebież et Nowe Warpno. Son ressort comprend notamment Szczecin, la commune de Goleniów et des districts voisins désignés, non nécessairement toute la Poméranie occidentale. Un contrôle frontalier n’établit ni le parquet finalement compétent ni la prison de destination.

Demandez à l’unité intervenante l’heure de l’interpellation, le procès-verbal, l’autorité destinataire et la nature du signalement: INTERPOL, système d’information Schengen (SIS) ou mandat judiciaire transmis. L’article 605a du Kodeks postępowania karnego (KPK, code polonais de procédure pénale) permet sous conditions une arrestation sur certaines données de recherche; l’article 607k contient un régime distinct pour le mandat européen. Une notice rouge ne constitue pas à elle seule une décision définitive d’extradition. Si l’interpellation a eu lieu ailleurs dans la région, le conseil doit vérifier le tribunal effectivement saisi.

Une famille qui reçoit un appel depuis le port de Szczecin, Trzebież ou Nowe Warpno ne peut pas déduire du seul nom du poste-frontière la compétence territoriale finale. Un signalement INTERPOL ou Schengen peut déclencher certaines opérations sans constituer le mandat judiciaire étranger complet. L’avocat doit donc vérifier séparément l’origine du signalement, la qualification procédurale retenue par le procureur, l’autorité ayant demandé la mesure et le premier acte judiciaire polonais. Les heures inscrites sur le procès-verbal comptent pour le contrôle de la privation initiale de liberté; une date figurant sur un document étranger ne remplace pas cette vérification.

Les premières 72 heures: plan d’action et non délai d’extradition

L’article 41 § 3 de la Constitution polonaise impose la mise à disposition du tribunal dans les 48 heures suivant l’arrestation et la libération si une décision judiciaire de détention n’est pas remise dans les 24 heures après cette mise à disposition. Ces garanties concernent la détention initiale; elles ne prescrivent pas une décision finale d’extradition sous 72 heures. Il faut également rechercher une éventuelle mesure de détention autonome dans une procédure pénale polonaise.

Étape pratiqueVérification indispensableMesure immédiate
ArrestationHeure exacte, unité de police ou frontalière, procès-verbal, pays requérant et nature de l’alerte.Solliciter avocat, interprète et soins nécessaires; conserver les horaires.
Parquet et jugeParquet compétent, numéro de dossier, tribunal et établissement de détention.Obtenir l’ordonnance, l’avis d’audience et l’autorité gardienne.
Première décisionDistinguer détention provisoire, admissibilité de l’extradition et remise européenne.Noter annonce et signification; les voies et délais diffèrent.

Pour l’extradition hors UE, l’article 605a § 2 prévoit, sous conditions de signalement et de demande étrangère, un placement judiciaire avant réception d’une demande formelle pouvant aller jusqu’à 7 jours. L’article 605 § 2 prévoit une hypothèse différente de détention provisoire préalable à la demande d’extradition, plafonnée à 40 jours. Pour le mandat européen, l’article 607k § 3a autorise dans un cas précisément défini jusqu’à 7 jours avant réception du mandat, tandis que le § 3 plafonne la durée globale de détention temporaire à 100 jours. Ces chiffres ne s’additionnent pas et ne créent pas un droit automatique de détenir jusqu’au maximum.

Extradition ordinaire, mandat européen et consentement

Une demande émanant d’un État membre de l’Union suit normalement le mandat d’arrêt européen, réglementé par le chapitre 65b du KPK et la décision-cadre 2002/584/JAI. Les demandes d’États tiers suivent les articles 602–605 KPK et les traités pertinents, dont, selon le pays, la Convention européenne d’extradition de 1957. Le Royaume-Uni et la Norvège/l’Islande relèvent d’accords de remise distincts; ne les assimilez pas à des États émettant des mandats européens de l’UE.

En extradition classique, selon l’article 603 KPK, le tribunal régional statue sur l’admissibilité. Une constatation d’inadmissibilité empêche la remise; si l’extradition est jugée admissible, le ministre de la Justice décide encore séparément de l’extradition. Pour le mandat européen, c’est le tribunal régional qui décide de la remise, sans ajout de ce stade ministériel. Les motifs nationaux détaillés figurent dans le guide de l’extradition depuis la Pologne.

Le consentement à la remise et la renonciation à la règle de spécialité, qui protège contre des poursuites pour certains faits antérieurs, sont des déclarations différentes. Les articles 603a et 607l prévoient leur irrévocabilité dans les hypothèses indiquées. Ni la signature d’un accusé de réception ni l’accord pour parler au juge ne doivent être traités comme une renonciation. Exigez un avis juridique et une interprétation compréhensible avant toute déclaration.

Comment contester la décision et quels délais surveiller ?

L’article 603 § 4 KPK ouvre un zażalenie, recours contre la décision d’extradition du tribunal régional. En matière de mandat européen, l’article 607l § 3 impose 3 jours à compter du prononcé, ou de la notification lorsque la personne détenue n’a pas été amenée à l’audience. La contestation d’une détention provisoire relève séparément des articles 605 § 3 et 252, avec ses propres règles; ce n’est pas le recours sur la remise. Pour les décisions émanant de Szczecin, la juridiction d’appel ordinaire est le II Wydział Karny du Sąd Apelacyjny w Szczecinie, non la IVe chambre du premier tribunal.

Selon l’article 607m, la décision européenne de première instance doit normalement intervenir sous 40 jours après l’arrestation, ou 3 jours après le consentement; la procédure devrait devenir définitive dans 60 jours après l’arrestation ou 10 jours après le consentement, avec au besoin 30 jours supplémentaires dans des circonstances particulièrement justifiées. Depuis le 16 juillet 2026, l’article 607ya prévoit un décalage ou une suspension des délais si l’accord de l’État ayant précédemment extradé l’intéressé vers la Pologne est requis pour une nouvelle remise. Les articles 607k §§ 5–7 permettent également, sous conditions, audition ou transfert temporaire avant la décision: ce n’est pas la remise définitive.

En vertu de l’article 607t § 1 modifié en 2026, certains citoyens polonais, bénéficiaires de l’asile en Pologne ou personnes domiciliées ou résidant durablement en Pologne peuvent bénéficier, avec leur consentement et dans les conditions légales, d’une garantie de retour pour exécuter une peine après un mandat européen à des fins de poursuite: ce n’est pas un veto général. Pour les objections fondées sur la détention dans l’État émetteur, la Cour de justice a établi l’examen individualisé dans Aranyosi et Căldăraru (C-404/15 et C-659/15 PPU, 2016). En matière d’indépendance judiciaire et de procès équitable, Openbaar Ministerie (C-562/21 PPU et C-563/21 PPU, 2022) exige une analyse en deux étapes et des éléments concrets; des critiques générales du système étranger ne suffisent pas. Voir les voies de contestation en Pologne.

En cas de maladie grave documentée, l’arrêt E.D.L. (C-699/21, 2023) de la CJUE impose une appréciation individuelle du risque et, si nécessaire, un report de la remise avec demande d’informations à l’État d’émission; la maladie n’entraîne pas à elle seule un refus automatique. L’arrêt de grande chambre du 4 juin 2026, Rugu et Aucroix (C-722/23 et C-91/24), précise que, lorsqu’un mandat visant l’exécution d’une peine est refusé en raison d’un risque de traitement inhumain, on ne peut ajouter le motif facultatif distinct lié à la résidence pour ordonner automatiquement l’exécution de cette peine en Pologne. L’État d’exécution doit demander le jugement et le certificat selon la procédure européenne de reconnaissance des peines. L’issue du dossier concret à Szczecin reste individuelle.

Visites à la maison d’arrêt: l’autorisation précède le rendez-vous

L’Areszt Śledczy w Szczecinie se trouve au 28 ul. Kaszubska, distinct du tribunal situé au numéro 42. La procédure publiée de réservation indique +48 91 480 92 37 et widzenia_as_szczecin@sw.gov.pl, du lundi au vendredi de 08 h 30 à 13 h, pour des visites ordinaires les samedis et dimanches de 08 h 30 à 15 h 30. Le service demande le nom, le prénom du père et la date de naissance du détenu; pour la détention provisoire, aussi la référence de l’affaire et le type de visite. Présentez-vous 30 minutes avant et vérifiez les horaires lors de l’inscription.

L’article 217 du Kodeks karny wykonawczy (code polonais de l’exécution des peines) exige l’autorisation de l’autorité contrôlant la détention préventive; plusieurs autorités peuvent devoir autoriser la visite. Le refus d’une visite d’un proche parent se conteste auprès du tribunal de contrôle si la décision vient d’un tribunal, ou du procureur supérieur si elle vient d’un procureur. Une réservation ne remplace jamais cette autorisation; les entretiens confidentiels avec l’avocat relèvent d’autres dispositions.

L’article 217 § 1a du code d’exécution des peines en vigueur garantit en principe au moins une visite mensuelle d’un proche au prévenu détenu. Un refus n’est permis, selon le § 1b, qu’en présence d’un risque justifié d’entrave illégale à la procédure ou de commission d’une infraction. Si un refus a été confirmé après recours, le § 1d rend irrecevable un nouveau recours contre un refus concernant le même visiteur décidé dans les trois mois. L’autorisation vaut normalement pour une seule visite (§ 1g); la venue des mineurs est soumise aux règles particulières des §§ 1e à 1f. Exigez la décision écrite et identifiez son auteur.

Avant de payer un déplacement vers Kaszubska 28, demandez confirmation de l’établissement où se trouve effectivement le détenu. L’adresse du tribunal voisin, au numéro 42, correspond à une autre mission. La famille doit également connaître l’autorité dont dépend la détention, car c’est elle qui apprécie la demande de visite, éventuellement aux côtés d’autres autorités compétentes. Une confirmation téléphonique de créneau ne vaut donc pas décision administrative autorisant la rencontre. Pour le dossier de réservation, préparez l’identité exacte du détenu, le prénom de son père, sa date de naissance et, en cas de détention préventive, la référence pénale et la nature souhaitée de la visite. Les contacts confidentiels avec le défenseur obéissent à un régime différent.

Que préparer pour la défense et la famille ?

  • Identité: nom, naissance, citoyennetés, passeport et besoins médicaux urgents.
  • Chaîne de garde: lieu et heure d’arrestation, service intervenant, prison effectivement utilisée, ordonnance et références.
  • Pièces étrangères: mandat complet, juridiction émettrice, faits reprochés, traductions et coordonnées de l’avocat étranger.
  • Éléments individuels: résidence, obligations familiales, santé et risques précis, légalement documentés.
  • Déclarations: copie de tout consentement ou renonciation, dates de prononcé et notification.

Situation hypothétique: un ressortissant géorgien est arrêté à Szczecin–Goleniów sur un signalement non européen. Sa sœur ne doit pas conclure qu’il est au numéro 28 de Kaszubska. Avec un avocat, elle identifie l’unité frontalière, le procureur, le fondement de la détention et la prison réelle, puis cherche l’autorisation de visite appropriée. Si un père est recherché par l’Allemagne sur mandat européen, sa fille doit vérifier le délai de recours de trois jours et le greffe compétent avant de s’occuper d’une réservation de visite. L’article 72 KPK protège l’assistance linguistique dans ses conditions légales; l’aide judiciaire dépend aussi des critères prévus par la loi.

Questions fréquentes des familles

Une notice rouge suffit-elle pour être extradé ?

Non. Elle peut contribuer légalement à une arrestation sous les conditions de l’article 605a, mais ne remplace ni demande étrangère ni décision judiciaire et ministérielle requise.

Une audience entraîne-t-elle un départ immédiat ?

Non. Il faut identifier s’il s’agit de détention, d’admissibilité ou de remise européenne et examiner les recours effectivement ouverts.

La réservation de visite donne-t-elle accès à la personne détenue ?

Non. Vérifiez d’abord l’établissement et obtenez l’autorisation de l’autorité compétente, notamment en détention provisoire.

Pour coordonner la défense transfrontalière avec un avocat local dûment mandaté, l’équipe du site peut recevoir une demande confidentielle. Ces informations générales ne remplacent pas un conseil juridique individualisé.

Pour préparer concrètement l’audience, classez les documents selon leur fonction plutôt que par langue: identité et résidence; chronologie de l’arrestation; décision polonaise de privation de liberté; mandat ou demande étrangère; preuve des conditions individuelles invoquées. Une traduction compréhensible du mandat et une assistance linguistique adaptée évitent de confondre la simple réception des actes avec un consentement au transfert. Notez pour chaque décision la date du prononcé, sa remise éventuelle au détenu et le nom de l’organe qui l’a délivrée. Cette liste aide l’avocat à choisir entre une contestation de la détention, une contestation de l’admissibilité de l’extradition ou un recours contre la remise sur mandat européen.

Sources officielles et textes juridiques

Dernière mise à jour: 2026-10-25

Auteur: Razmik Khachatrian

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