L’extradition par pays

Extradition depuis la Norvège : procédure et rôle de l’avocat

Pour une demande d’extradition ordinaire émanant d’un État situé hors de la région nordique et de l’Union européenne, la Norvège applique la loi du 13 juin 1975 no 39 relative à l’extradition des auteurs d’infractions (utleveringsloven). Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique examine d’abord la demande, le ministère public mène les investigations et le tribunal de district (tingrett) vérifie si les conditions légales sont réunies ; la cour d’appel (lagmannsrett) puis, lorsque les règles de procédure le permettent, la Cour suprême (Høyesterett) peuvent contrôler la décision judiciaire. Si l’extradition est juridiquement admissible, le ministère prend la décision exécutive finale pour les demandes relevant du régime ordinaire. Il n’existe pas de calendrier légal unique pour toute la procédure, mais le délai d’appel de la décision judiciaire n’est que de trois jours à compter de sa notification régulière. Selon les règles générales des §§ 147–148 de la loi sur les tribunaux, le jour de la notification n’est pas compté ; l’avocat doit immédiatement confirmer la date juridiquement valable et toute règle spéciale de notification, sans attendre la décision ultérieure du ministère.

Il faut d’abord identifier le régime applicable : une demande d’un État de l’UE ou d’un pays nordique peut relever de la loi norvégienne distincte sur les mandats d’arrêt, avec d’autres autorités décisionnaires, délais et règles concernant les citoyens norvégiens.

Quelle procédure norvégienne s’applique à l’État demandeur ?

La Norvège n’est pas membre de l’Union européenne. La décision-cadre de l’UE relative au mandat d’arrêt européen ne s’applique donc pas à la Norvège comme si elle était un État membre. La loi no 4 du 20 janvier 2012 relative à l’arrestation et à la remise vers et depuis la Norvège sur la base d’un mandat d’arrêt (arrestordreloven) met en œuvre le système nordique du mandat d’arrêt ainsi que l’accord distinct de 2006 sur la remise entre l’UE, l’Islande et la Norvège. La loi norvégienne emploie l’expression « mandat d’arrêt nordico-européen » pour la voie liée à l’UE. Cette procédure est distincte et généralement plus rapide que l’extradition ordinaire.

La loi de 1975 est normalement applicable aux demandes provenant de pays situés hors de la région nordique et de l’UE. Elle peut s’appliquer même en l’absence de traité d’extradition, bien qu’un traité puisse modifier les conditions et la marge d’appréciation de la Norvège. La Convention européenne d’extradition de 1957 s’applique lorsqu’elle lie les deux États concernés. Les réserves norvégiennes portent notamment sur les circonstances humanitaires exceptionnelles et sur le seuil de gravité de l’infraction prévu par le droit national.

Quels textes et traités régissent le dossier ?

InstrumentQuand il s’appliqueDispositions ou vérifications essentielles
Loi sur l’extradition du 13 juin 1975 no 39 (utleveringsloven)Extradition ordinaire vers un État situé hors de la région nordique et de l’UEArticles 1 à 12 : conditions de fond ; §§ 13 à 19 : procédure, détention et décision ; §§ 20 à 22 : mesures provisoires, consentement relatif à des poursuites ultérieures et transit ; § 26 : accords avec les États étrangers.
Loi sur les mandats d’arrêt du 20 janvier 2012 no 4 (arrestordreloven)Mandats d’arrêt nordiques et nordico-européens, y compris les demandes impliquant des États de l’UELes §§ 1 à 5 définissent le champ d’application ; des chapitres distincts régissent les mandats nordico-européens et nordiques. Ne transposez pas automatiquement à cette voie les règles de refus et d’appel de l’extradition ordinaire.
Convention européenne d’extradition de 1957, STE no 024, et protocoles applicablesLorsque la Norvège et l’État demandeur sont parties et que les dispositions pertinentes s’appliquentVérifiez les ratifications, protocoles, réserves et déclarations des deux États dans la base du Bureau des traités du Conseil de l’Europe. Les déclarations norvégiennes concernent notamment le seuil de l’infraction prévu à l’article 2, une réserve sur la qualification politique d’une catégorie déterminée d’infractions au titre de l’article 3, paragraphe 3, les infractions militaires, les éléments de preuve et les circonstances humanitaires exceptionnelles.
Convention européenne des droits de l’homme (CEDH)Toutes les voies lorsqu’une remise risque d’exposer la personne à un risque réel de traitement interdit ou à une autre violation de la ConventionL’article 3 est absolu ; les articles 5, 6 et 8 peuvent aussi être pertinents selon les faits. Dans Soering c. Royaume-Uni (1989), la Cour européenne des droits de l’homme a appliqué l’article 3 à l’extradition. L’évaluation du risque dépend des preuves et ne remplace pas l’identification de la procédure nationale correcte.

Selon le § 3 de la loi sur l’extradition, les faits, ou des faits correspondants, doivent en principe être passibles en Norvège d’une peine d’emprisonnement supérieure à un an. Si la personne a déjà été condamnée, la peine doit généralement prévoir au moins quatre mois de privation de liberté ou de placement en établissement, ou le jugement doit autoriser une décision ordonnant un tel placement. Le traité applicable peut influer sur ces seuils. Le Bureau des traités du Conseil de l’Europe consigne la réserve norvégienne relative au seuil supérieur à un an prévu à l’article 2 de la Convention : il faut donc vérifier le traité applicable au lieu de supposer qu’une règle paneuropéenne unique s’applique.

Qui traite la demande et qui prend la décision ?

Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (Justis- og beredskapsdepartementet) procède au contrôle initial puis prend la décision exécutive. Si la demande n’est pas rejetée immédiatement, elle est transmise au Directeur du ministère public (Riksadvokaten), puis au procureur régional (statsadvokat) et au district de police où se trouve la personne. Le ministère public effectue les investigations et saisit le tingrett compétent.

Le tribunal de district ne décide pas si le ministère doit exercer son pouvoir exécutif final. Il rend une décision judiciaire sur la question de savoir si les conditions prévues par la loi et le traité applicable sont remplies. Si elles ne le sont pas, l’extradition sur cette demande ne peut pas avoir lieu. Si elles le sont, le dossier est transmis au ministère, qui décide s’il convient de donner suite à la demande et d’imposer des conditions au titre du § 12. Le ministère ne réexamine pas l’appréciation judiciaire des conditions légales ; il examine les questions que le tribunal n’a pas tranchées et reste tenu par les traités de la Norvège. Les conditions prévues au § 12 peuvent notamment comprendre une garantie que la peine de mort ne sera pas exécutée.

Quelles sont les étapes et les délais à surveiller ?

ÉtapeAutoritéDélaiMesures de la défense
1. Examen initialMinistère de la Justice et de la Sécurité publiqueAucun délai global d’examen. Selon le § 14(1), le ministère peut rejeter immédiatement une demande qui ne peut manifestement pas être accueillie.Obtenir la demande, le mandat ou le jugement, les traductions et la base conventionnelle ; noter la date de réception et les infractions alléguées.
2. EnquêteMinistère public, par l’intermédiaire du Riksadvokaten, du statsadvokat et du district de police concernéLes vérifications nécessaires doivent commencer sans délai selon le § 14(2) ; aucun délai universel d’achèvement n’est prévu.Avec l’avocat, examiner le dossier et corriger les erreurs d’identité, de traduction ou de pièces.
3. Détention ou autres mesures coercitivesMinistère public et tribunal, selon les §§ 15 et 20Un nouvel examen peut être demandé après plus de trois semaines depuis la décision ou le dernier contrôle (§ 15(2)). Les mesures prises avant la demande formelle obéissent à une règle distincte de quatre semaines.Contester la nécessité et la proportionnalité ; demander si une mesure moins restrictive est possible.
4. Examen judiciaireTribunal de district compétent (tingrett)Les §§ 13 à 17 ne fixent pas de délai global d’audience ; le tribunal peut demander des preuves supplémentaires ou ajourner l’affaire.Distinguer l’admissibilité de l’extradition du procès pénal étranger et produire les preuves utiles pour chaque question.
5. Appel de la décision judiciaireCour d’appel (lagmannsrett), puis éventuellement Cour suprême (Høyesterett)Le § 17(3) fixe un délai d’appel de trois jours à compter de la notification régulière, selon le § 147 de la loi sur les tribunaux ; le jour de notification est exclu du calcul en vertu du § 148. L’appel a un effet suspensif.Contacter immédiatement l’avocat et vérifier si un recours ultérieur devant la Cour suprême est recevable.
6. Décision exécutiveMinistère de la Justice et de la Sécurité publiquePour les demandes reçues par les autorités norvégiennes à compter du 1er juillet 2026, le § 18 modifié exige une décision dès que possible après que la décision judiciaire est définitive, sans fixer de délai légal précis en jours. Les travaux préparatoires suggèrent normalement environ trois jours ouvrables pour les observations et une décision dans un délai d’environ une semaine ; ce sont des repères, non des délais légaux.Présenter les éléments non tranchés par le tribunal, signaler les demandes concurrentes ou les conditions proposées et consigner la date de réception de la demande.
7. RemiseAutorités norvégiennes et État demandeurSelon le § 19, la remise doit intervenir dès que possible. Une nouvelle mesure coercitive visant une personne qui n’était pas déjà détenue est normalement limitée à quatre semaines à compter de la décision définitive, sauf prolongation judiciaire pour motifs particuliers.Vérifier la décision applicable, les conditions, l’identité et les modalités du transfert.

La personne peut-elle être arrêtée ou maintenue en détention pendant la procédure ?

Oui, si les conditions légales de la mesure coercitive concernée sont réunies. Depuis le 1er octobre 2026, les §§ 15 et 20 renvoient expressément à certaines mesures prévues par les chapitres 14, 15, 15a, 15b, 16, 16a, 16b et 16d de la loi norvégienne de procédure pénale, ainsi qu’au blocage prévu au § 17g de la loi sur la police pour les catégories de mesures visées. Cette liste définit les mesures susceptibles d’être disponibles ; elle ne rend pas l’arrestation ou la détention automatique. Le ministère public décide s’il demande une mesure, et le tribunal applique les conditions et garanties norvégiennes correspondantes. Un mandat ou jugement étranger peut compter dans l’appréciation, mais ne dispense pas d’utiliser la base juridique nationale appropriée.

Le § 15 ne fixe pas de durée maximale globale de détention pour toute la procédure, mais la mesure n’échappe pas au contrôle. La personne peut demander un nouvel examen après plus de trois semaines depuis la décision ou le dernier contrôle ; les règles ordinaires de nécessité et de proportionnalité continuent de s’appliquer. Les règles de quatre semaines ci-dessous ne constituent pas un plafond pour l’ensemble de l’affaire.

  • Avant l’arrivée de la demande formelle : selon le § 20, lorsque des mesures provisoires sont prises à la demande d’une autorité étrangère avant réception de la demande formelle, elles ne peuvent généralement plus être maintenues si la demande formelle n’arrive pas dans les quatre semaines suivant l’envoi de la notification à l’État étranger. Le tribunal peut prolonger ce délai dans un cas particulier.
  • Après la décision définitive d’extradition : selon le § 19(2), si la personne n’était pas déjà détenue, elle peut être arrêtée ou placée en détention provisoire dans l’attente de la remise, mais la mesure ne peut normalement dépasser quatre semaines à compter de la décision définitive. À la demande du ministère, le tribunal peut la prolonger pour une période déterminée si des motifs particuliers le justifient.

Une libération, une obligation de se présenter ou d’autres mesures de remplacement doivent être évaluées selon les règles de procédure pénale applicables et les circonstances individuelles.

Qu’est-ce qui change si la personne est norvégienne ou possède deux nationalités ?

Le § 2 de la loi ordinaire sur l’extradition interdit l’extradition d’un citoyen norvégien sur ce fondement. Il s’agit d’une différence importante par rapport au système nordique et nordico-européen de mandats d’arrêt. Selon la loi sur les mandats d’arrêt, des citoyens norvégiens peuvent être remis à d’autres pays nordiques ; la loi prévoit toutefois un motif possible de refus lorsque la remise vise l’exécution d’une peine et que celle-ci doit être exécutée en Norvège. L’interdiction de la loi ordinaire ne doit donc pas être transposée mécaniquement à une procédure de mandat d’arrêt.

Pour une personne ayant deux nationalités, l’avocat doit établir chaque nationalité, la date d’acquisition, le lieu où une éventuelle peine serait exécutée et l’instrument invoqué par l’État demandeur. Un passeport ne suffit pas toujours à trancher la question. La nationalité est distincte du lieu de résidence et du statut d’asile.

Le consentement rend-il l’extradition automatique ?

Pas nécessairement. Selon le § 17(2), le tribunal de district peut rendre sa décision immédiatement si la personne consent à l’extradition lors d’une audience. Ce consentement ne transforme pas une demande ordinaire en mandat d’arrêt nordico-européen et ne doit pas être traité comme une simple formalité administrative. Avant de consentir, la personne doit comprendre les infractions couvertes, la possibilité de retirer son consentement, les conséquences pour les droits d’appel et le principe de spécialité.

Le principe de spécialité limite généralement les poursuites après la remise aux faits couverts par l’autorisation, sous réserve des exceptions légales et conventionnelles. Le § 21 régit séparément le consentement ultérieur à poursuivre pour d’autres faits antérieurs ou à remettre la personne à un État tiers. Le § 17a prévoit une procédure simplifiée distincte dans certains dossiers concernant un État Schengen non membre de l’UE, notamment la Suisse ou le Liechtenstein.

Quel est le rôle de l’avocat à chaque étape ?

  • Au premier contact : déterminer si le document est une demande d’extradition, un mandat d’arrêt nordique ou nordico-européen, une notice INTERPOL ou une décision nationale d’arrestation. Ces documents ne sont pas interchangeables : une notice rouge n’est pas un ordre d’extradition.
  • Pendant l’examen initial : obtenir la demande et ses annexes ; vérifier l’identité, les traductions, l’infraction, la peine ou le mandat et la voie juridique. Signaler un obstacle légal évident ou l’absence de documents essentiels.
  • Pendant la détention : contrôler le fondement juridique, les risques allégués de fuite ou d’entrave, la durée, le droit à un nouvel examen après trois semaines et les solutions moins restrictives. Conserver chaque décision de détention et noter sa date de notification.
  • Devant le tribunal de district : organiser les observations et les preuves, demander si nécessaire les pièces manquantes et distinguer l’admissibilité de l’extradition du procès relatif à l’accusation étrangère. Les éléments médicaux ou familiaux doivent être étayés par des documents.
  • Après la décision judiciaire : calculer immédiatement le délai d’appel de trois jours et vérifier si un recours supplémentaire devant la Cour suprême est recevable. Un retard peut faire perdre le contrôle judiciaire.
  • Avant la décision du ministère : signaler les questions non tranchées par le tribunal, les demandes concurrentes et les conditions possibles au titre du § 12. Vérifier la date de réception de la demande pour identifier la version applicable du § 18.

Les motifs de refus de l’extradition et les preuves nécessaires pour les établir exigent une analyse distincte et propre au dossier. Pour cette analyse, consultez Comment empêcher une extradition depuis la Norvège : motifs de refus, recours et délais. La pratique locale des tribunaux du ressort d’Oslo est traitée séparément dans Avocat en extradition à Oslo.

Qu’est-ce qui a changé pour les décisions ministérielles au 1er juillet 2026 ?

Pour les demandes d’extradition reçues par les autorités norvégiennes à compter du 1er juillet 2026, la loi no 72 du 23 juin 2026 s’applique : une fois la décision judiciaire définitive, le ministère doit statuer dès que possible et sa décision ne fait pas l’objet d’un recours administratif. Les demandes reçues avant l’entrée en vigueur de la modification peuvent rester soumises à l’ancien régime, qui prévoyait un recours administratif à effet suspensif ; vérifiez donc la date de réception enregistrée. Cette voie est distincte de l’appel de trois jours contre la décision du tingrett. Les travaux préparatoires précisent que la modification ne supprime pas la possibilité d’une action civile distincte visant à faire déclarer la décision du ministère invalide ; la recevabilité d’une action donnée et l’octroi de mesures provisoires dépendent du dossier. Les motifs de refus et les recours sont détaillés dans Comment empêcher une extradition depuis la Norvège.

Exemple hypothétique : demande d’un État hors de la région nordique et de l’UE

Exemple hypothétique : un ressortissant géorgien est arrêté à Bergen après une demande d’extradition d’un État non membre de l’UE. Son avocat confirme que la loi de 1975 s’applique, obtient la demande, vérifie le seuil du § 3 et les pièces justificatives, puis examine la décision de détention et la date du dernier contrôle. Si le tribunal de district conclut que les conditions sont remplies, l’appel doit être formé dans les trois jours. Une fois la décision définitive, la date de réception de la demande détermine la version du § 18 applicable à la décision du ministère. L’issue dépend de la demande, du traité et des preuves.

Quels documents la personne ou sa famille doit-elle réunir maintenant ?

  • Toutes les pages des documents relatifs à l’arrestation, à la détention, à l’extradition ou à la remise, avec le nom de l’autorité émettrice et le numéro du dossier.
  • Le mandat d’arrêt étranger, le jugement ou l’acte d’accusation, la liste des faits reprochés et les traductions disponibles.
  • Les pièces d’identité, les preuves de toutes les nationalités détenues et les documents relatifs à un changement de nom ou de date de naissance.
  • Les décisions des tribunaux norvégiens, la date de leur prononcé ou notification et les informations sur tout appel déjà formé.
  • Les dossiers médicaux, les responsabilités de prise en charge de proches et tout autre élément personnel pertinent pour une question légale ou conventionnelle.
  • Les informations sur une procédure pénale norvégienne parallèle, une peine en cours, une demande d’asile ou toute autre procédure susceptible d’influer sur le calendrier ou le transfert.
  • La date à laquelle les autorités norvégiennes ont reçu la demande formelle, particulièrement importante pour la règle transitoire du 1er juillet 2026.

Ne consentez pas à l’extradition et ne renoncez pas à une audience avant que l’avocat ait expliqué les conséquences sur l’appel et la spécialité. Ne manquez pas une audience et ne confondez pas une notice INTERPOL avec un ordre d’extradition. Une contestation des données INTERPOL est une procédure distincte qui ne suspend pas automatiquement la procédure norvégienne. Pour les étapes générales, consultez Comment fonctionne l’extradition ; pour la distinction avec l’éloignement en droit des étrangers, consultez Extradition ou expulsion.

Questions fréquentes

Existe-t-il un délai fixe pour toute la procédure d’extradition en Norvège ?

Non. Les §§ 13 à 18 ne prévoient pas de délai global unique pour une affaire ordinaire. La loi fixe des délais particuliers : trois jours pour faire appel d’une décision du tribunal de district, un droit à un nouvel examen d’une mesure coercitive après plus de trois semaines et des délais de quatre semaines dans certaines situations provisoires ou après la décision finale.

Le ministère décide-t-il si la culpabilité est prouvée ?

Non. Le tribunal de district détermine si les conditions juridiques de l’extradition sont réunies. Le ministère prend ensuite la décision exécutive, sous réserve des traités et de la répartition légale des compétences.

Un citoyen norvégien peut-il être remis à un autre pays nordique ?

Dans certains cas, oui, selon la loi distincte sur les mandats d’arrêt. L’interdiction de l’extradition prévue au § 2 de la loi ordinaire n’interdit pas absolument la remise sur la base d’un mandat d’arrêt nordique.

Sources et textes légaux

Ce guide présente le droit applicable au 26 octobre 2026, y compris les modifications des §§ 15 et 20 en vigueur depuis le 1er octobre 2026. Le traité applicable, les réserves et les règles transitoires doivent être vérifiés pour chaque demande.

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Dernière mise à jour: 2026-10-26

Auteur: Razmik Khachatrian

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