L’extradition par pays

Extradition en Suède : procédure, autorités et rôle de l’avocat

La Suède applique des procédures différentes à l’extradition classique, au mandat d’arrêt européen (MAE), au mandat d’arrêt nordique et aux demandes du Royaume-Uni. Pour une demande ordinaire relevant de la loi suédoise sur l’extradition, le Gouvernement prend la décision finale après l’enquête du procureur général et, si la personne s’oppose à l’extradition, après le contrôle des obstacles juridiques par Högsta domstolen (la Cour suprême). Un MAE ou un mandat nordique relève normalement d’un procureur et d’un tingsrätt (tribunal de première instance). Il faut d’abord identifier l’instrument : l’autorité compétente, les délais et les effets du consentement en dépendent.

Ce guide concerne une personne présente en Suède et recherchée à l’étranger : elle peut venir d’être arrêtée, faire l’objet de mesures provisoires ou avoir déjà reçu les documents officiels. Une notice INTERPOL ou une accusation étrangère ne constitue pas, à elle seule, une décision suédoise de remise. Les pièces effectivement signifiées et les dates inscrites dans les décisions sont déterminantes.

Quelle procédure s’applique à la demande ?

Vérifiez l’État requérant et le document reçu. La loi Lag (1957:668) om utlämning för brott (loi sur l’extradition) ne s’applique pas lorsque la demande relève de la loi suédoise sur le MAE, de celle sur le mandat nordique ou de l’accord de commerce et de coopération UE–Royaume-Uni avec sa loi suédoise complémentaire.

InstrumentChamp habituelParcours décisionnel en Suède
Loi sur l’extradition (1957:668), notamment §§ 1–4, 14–20 et 23, et traité applicableDemandes classiques, par exemple de Suisse, de Turquie ou des États-Unis, si aucun régime spécial ne s’appliqueMinistère de la Justice ; procureur général ; Cour suprême en cas d’opposition ; décision finale du Gouvernement
Loi sur le MAE (2003:1156), chapitres 4 à 6Mandats d’États membres de l’UE qui ne relèvent pas de la procédure nordiqueEnquête du procureur ; décision de remise par le tribunal de première instance
Loi sur le mandat d’arrêt nordique (2011:1165), chapitres 3 à 5Danemark, Finlande, Islande et Norvège, y compris certains mandats émis dans le cadre des dispositifs UE ou UE–Norvège/IslandeEn cas de consentement, le procureur peut décider avant la saisine du tribunal ; sinon, le tribunal statue
Loi (2021:709), chapitre 3, et accord de commerce et de coopération UE–Royaume-UniDemandes du Royaume-Uni relevant du régime post-BrexitProcureur suédois et juridiction ordinaire ; ni procédure MAE de l’UE ni procédure gouvernementale de 1957

La Suède a ratifié la Convention européenne d’extradition de 1957 le 22 janvier 1959 ; elle est entrée en vigueur pour la Suède le 18 avril 1960. La fiche actuelle du Bureau des traités du Conseil de l’Europe recense des réserves suédoises concernant les juridictions habilitées à connaître de l’infraction seulement à titre provisoire ou dans des circonstances exceptionnelles, les considérations humanitaires, le traitement des infractions politiques, l’application de règles de droit militaire lorsque les mêmes faits constituent aussi une infraction de droit commun, et les mandats ou jugements étrangers manifestement mal fondés. Elle contient aussi des déclarations sur le sens du terme « ressortissants », le transit et l’application par la Suède du cadre de l’Union européenne relatif au mandat d’arrêt européen entre États membres à compter du 1er janvier 2004, dans la mesure où il s’applique. Une ancienne réserve suédoise à l’article 2 a été retirée en 2001. Vérifiez la fiche à jour et tout protocole additionnel applicable pour les deux États ; ne supposez pas qu’une réserve historique est toujours en vigueur. Un traité n’est pas toujours une condition préalable à l’examen d’une demande et n’écarte ni le droit suédois ni les obligations applicables en matière de droits humains.

Qui décide d’une demande ordinaire hors des régimes UE, nordique et britannique ?

Selon l’article 14 de la loi de 1957, l’État étranger adresse une demande écrite au Justitiedepartementet (ministère de la Justice). Le dossier doit identifier la personne et sa nationalité et contenir le mandat d’arrêt ou le jugement étranger, les faits allégués, les dates et lieux, les infractions et les peines encourues. L’avocat doit confronter les faits précis et les traductions aux pièces, sans se fier à une qualification générale comme « fraude ».

Le riksåklagaren (procureur général) organise l’enquête et rend un avis en application des articles 15 et 16. Si la personne conteste l’extradition, les articles 17 et 18 transmettent l’affaire à Högsta domstolen, qui vérifie les obstacles légaux prévus aux articles 1 à 10. Il ne s’agit pas d’un certificat de routine délivré par un tribunal local. Si la Cour suprême constate un obstacle, l’article 20 empêche le Gouvernement d’autoriser l’extradition ; en l’absence d’obstacle, le Gouvernement conserve la décision finale. En cas de consentement, le dossier est généralement transmis au Gouvernement sans l’examen contradictoire ordinaire de la Cour suprême. Cette conséquence doit être expliquée avant toute signature.

L’article 2 interdit l’extradition d’un citoyen suédois sur le fondement de cette loi, mais cette interdiction ne s’étend pas automatiquement au MAE ou au mandat nordique ; le régime britannique comporte sa propre interdiction concernant les citoyens suédois. Selon l’article 4, les faits doivent généralement correspondre à une infraction suédoise passible d’au moins un an d’emprisonnement. Pour exécuter une peine étrangère, la peine privative de liberté prononcée doit normalement atteindre quatre mois.

Le résumé officiel de l’avis rendu le 23 septembre 2026 dans l’affaire B 4802-26, Två gärningar i samma mejl, montre que les faits doivent être évalués séparément : une injure et une tentative de contrainte illicite contenues dans le même courriel ont été considérées comme deux actes distincts pour la double incrimination. La Cour a constaté un obstacle à l’extradition pour les infractions sanctionnées par une amende, prescrites selon le droit suédois, mais aucun obstacle pour la peine d’emprisonnement. Il s’agissait d’un contrôle des conditions légales, non d’un nouveau procès pénal.

Une arrestation est-elle possible avant réception du dossier complet ?

Oui. L’article 23 permet au procureur d’ordonner une arrestation provisoire ou des mesures moins contraignantes, telles qu’une interdiction de quitter le territoire (reseförbud) ou une obligation de se présenter à la police (anmälningsskyldighet), sur la base d’une demande ou d’une alerte étrangère pertinente, pendant que la demande formelle est attendue. La mesure doit être signalée sans délai au tribunal. Le tribunal de première instance tient rapidement une audience et décide si elle doit être maintenue ; si c’est le cas, le ministre responsable fixe le délai de réception de la demande complète.

Ce délai ne peut dépasser 40 jours à compter de l’arrestation provisoire ou de l’imposition de l’interdiction ou de l’obligation de présentation. Il ne court pas à partir du premier entretien avec l’avocat et ne constitue pas une durée maximale générale de détention pour toute la procédure. Si la demande complète n’arrive pas dans le délai fixé, la mesure prise en vertu de l’article 23 doit être levée. Si la personne reste détenue après réception de la demande complète par le procureur général, une demande de placement en détention doit être présentée au plus tard le huitième jour suivant cette réception.

La décision initiale prise au titre de l’article 23 ne peut pas faire l’objet d’un recours sur ce fondement, mais une nouvelle audience peut être demandée dans les trois semaines suivant la dernière décision. Selon l’article 16, une personne détenue peut aussi demander une nouvelle audience dans les trois semaines suivant la décision précédente ; une décision relative aux mesures coercitives peut séparément être portée devant la Cour suprême sans délai de recours fixe. Ces voies sont distinctes.

Que peut faire l’avocat au sujet de la détention ?

La loi de 1957 ne prévoit ni cautionnement unique en espèces ni durée maximale universelle de détention pour toutes les procédures d’extradition contestées. La défense doit examiner le risque réel de fuite, le logement et les attaches de la personne, sa santé, ses obligations familiales, le respect antérieur des décisions, le calendrier prévisible et la possibilité de remplacer la détention par une obligation de présentation ou une restriction de déplacement.

Dans la décision B 9418-24 du 30 janvier 2025, la Cour suprême a remplacé la détention par une interdiction de voyager et une présentation hebdomadaire à la police, ces mesures suffisant à répondre au risque concret de fuite. C’est une appréciation de proportionnalité, non un droit automatique à la libération. Dans l’affaire B 6007-25 du 30 septembre 2025, une peine moldave de six mois n’est pas passée sous le seuil légal de quatre mois du seul fait que la personne avait passé près de six mois détenue en Suède : il n’était pas établi que cette détention serait déduite en Moldavie. La majorité a également jugé le maintien en détention proportionné dans ces circonstances ; un juge était dissident et aurait ordonné la libération au plus tard le 3 octobre 2025. Cette divergence confirme que la proportionnalité dépend du cas, sans date générale de libération.

Comment se déroule un mandat d’arrêt européen ?

Pour un MAE qui ne relève pas de la procédure nordique, le chapitre 4 de la loi 2003:1156 confie l’enquête au procureur suédois ; l’article 1 du chapitre 5 confie la décision de remise au tingsrätt compétent. Le mandat peut être envoyé directement au procureur si le lieu où se trouve la personne est connu, ou par le système d’information Schengen. Selon l’article 2 du chapitre 4, il doit être rédigé en suédois, danois, norvégien ou anglais, ou être accompagné d’une traduction dans l’une de ces langues. L’avocat peut relever les lacunes afin que le procureur demande des précisions.

Le procureur peut ordonner l’arrestation lorsque les conditions légales sont réunies, mais une interdiction de déplacement, une obligation de présentation ou une surveillance doit être privilégiée si elle suffit. L’article 8 du chapitre 4 prévoit un défenseur public si la personne le demande, a moins de 18 ans ou en a autrement besoin. Une audience est habituelle, sous réserve des exceptions prévues par la loi, notamment le consentement ou la demande d’une décision sur dossier.

L’article 3 du chapitre 5 exige normalement une décision dans les 30 jours suivant l’arrestation ou, en l’absence d’arrestation, dans les 30 jours suivant la notification du contenu du mandat. En cas de consentement, le délai ordinaire est de 10 jours à compter du consentement. Des raisons particulières peuvent justifier une décision plus tardive ; ces délais concernent la décision, pas nécessairement la remise effective.

L’article 9 du chapitre 4 distingue le consentement à la remise de l’autorisation de poursuivre ou punir la personne pour des infractions antérieures non visées par le mandat (renonciation à la règle de spécialité). Le consentement à la remise ne vaut pas, à lui seul, renonciation à la spécialité ; les deux consentements ont des dates limites de retrait différentes. Selon l’article 9 du chapitre 5, la décision de remise ne peut pas être contestée si la personne a consenti. Sinon, un recours devant le hovrätt (cour d’appel) peut être possible, sous réserve d’une autorisation. Selon le chapitre 52, article 1, du Code suédois de procédure judiciaire, le recours contre une décision du tribunal de première instance doit normalement être déposé dans les trois semaines suivant la décision ; si elle n’a pas été prononcée à l’audience et qu’aucune date de prononcé n’a été annoncée, le délai court à compter du moment où la personne en a pris connaissance. Vérifiez immédiatement la décision écrite et toute règle spéciale.

La nationalité suédoise ne crée pas, pour un MAE, l’interdiction de l’article 2 applicable à l’extradition classique. Selon l’article 6 du chapitre 2, un tribunal peut ordonner qu’une peine privative de liberté déjà prononcée soit exécutée en Suède si la personne est suédoise, réside en Suède ou s’y trouve, le demande et si l’exécution en Suède facilite sa réinsertion sociale. Il s’agit d’une possibilité conditionnelle d’exécution de peine, non d’un droit à faire juger en Suède la procédure pénale étrangère. Dans l’arrêt Puig Gordi (CJUE, C‑158/21, 31 janvier 2023), la Cour a jugé que l’autorité d’exécution ne peut généralement pas refuser un MAE au seul motif qu’elle estime que la juridiction de jugement de l’État d’émission est incompétente. Un refus pour ce motif est exceptionnel : l’autorité d’exécution doit disposer d’informations objectives, fiables, précises et à jour montrant des défaillances systémiques ou générales (ou touchant la protection juridictionnelle d’un groupe objectivement identifiable) qui privent généralement les personnes d’un recours effectif pour contester la compétence de la juridiction de jugement ; elle doit ensuite avoir des motifs sérieux de croire que, dans le cas individuel, la juridiction appelée à juger est manifestement incompétente. Avant de refuser pour ce motif, elle doit demander des informations complémentaires à l’autorité d’émission. Les motifs détaillés de refus relèvent du guide consacré aux contestations en Suède ; les étapes générales sont exposées dans le guide sur la procédure du MAE.

Qu’est-ce qui change avec le mandat d’arrêt nordique ?

La loi 2011:1165 prévoit une procédure accélérée distincte. L’article 3 du chapitre 1 assimile également à un mandat nordique certains mandats émis par un autre État nordique dans le cadre des mécanismes de l’UE ou de l’accord UE–Norvège/Islande, lorsque la personne se trouve en Suède. Selon l’article 1 du chapitre 4, le procureur peut décider de la remise si la personne consent avant la saisine du tribunal ; sinon, le tribunal de première instance statue.

Selon l’article 3 du chapitre 4, la décision doit intervenir dans les trois jours suivant le consentement, ou normalement dans les 14 jours suivant l’arrestation ou, sans arrestation, la notification du mandat. Des motifs particuliers peuvent prolonger le délai, mais la décision doit être prise dès que possible. Un recours contre la décision finale du tribunal doit généralement être déposé dans la semaine suivant sa date, et l’autorisation de la cour d’appel est normalement nécessaire. Le consentement exclut le recours contre la remise ; il ne faut donc pas le traiter comme un moyen sans conséquence de sortir de détention.

Comment sont traitées les demandes britanniques après le Brexit ?

Une demande britannique relève du titre sur la remise de l’accord de commerce et de coopération UE–Royaume-Uni et de la loi suédoise 2021:709, et non de la procédure MAE de l’UE. L’article 1 du chapitre 3 désigne les procureurs suédois et les juridictions ordinaires comme autorités compétentes ; l’article 2 interdit la remise de citoyens suédois sous ce régime. Les articles 6 à 10 renvoient à certaines dispositions procédurales du MAE, sans incorporer toute la loi. Il faut vérifier les renvois exacts et ne pas appliquer automatiquement ni la procédure gouvernementale de 1957 ni le délai de décision de 30 jours du MAE.

Que se passe-t-il après une décision suédoise ?

En matière d’extradition classique, l’article 20 prévoit normalement que l’État requérant récupère la personne dans le mois suivant la réception de la décision gouvernementale, sauf raisons exceptionnelles justifiant un délai supérieur. La Police suédoise exécute la décision. Si la personne était libre, la police peut la retenir uniquement pour organiser la remise pendant 96 heures au maximum ; ce n’est pas la durée maximale de la détention antérieure.

Pour un MAE, l’article 1 du chapitre 6 de la loi 2003:1156 exige normalement la remise dans les 10 jours suivant le caractère définitif de la décision, sous réserve des règles de report et des obstacles légaux. Pour un mandat nordique, l’article 1 du chapitre 5 de la loi 2011:1165 prévoit cinq jours après que la décision est devenue définitive, avec cinq jours supplémentaires possibles sur décision du procureur et des règles de report distinctes. Ces délais ne courent pas depuis la première arrestation.

En extradition classique, l’article 12 prévoit en principe la spécialité : l’État destinataire ne peut poursuivre la personne pour d’autres faits antérieurs ni la ré-extrader sans le consentement requis ou une exception applicable. Le consentement à la remise, une renonciation distincte à la spécialité et un consentement ultérieur sont différents. Le transit et une remise ultérieure peuvent soulever des questions propres ; l’extradition n’est pas une mesure d’éloignement ou d’expulsion en droit des étrangers.

Quels documents transmettre d’abord à l’avocat ?

  • Le nom de l’État requérant et tous les mandats, alertes, décisions d’arrestation, jugements ou demandes diplomatiques disponibles.
  • Les dates de l’arrestation, de la notification officielle, des audiences et de chaque décision de détention ou de restriction.
  • Les preuves de nationalité, de résidence, des attaches familiales et professionnelles et de toute remise antérieure depuis un autre État.
  • L’acte d’accusation ou la peine étrangère, les faits précis, les dates et lieux, la durée déjà purgée et les traductions exactes.
  • Les documents médicaux, la preuve d’une adresse stable et les éléments favorables à une mesure moins contraignante.
  • Les noms et coordonnées du procureur suédois, du tribunal, du défenseur désigné et de l’avocat étranger.

Exemple hypothétique : un ressortissant géorgien est arrêté provisoirement à Stockholm sur demande suisse avant l’arrivée du dossier complet. L’avocat vérifie l’application de la loi de 1957, note le point de départ du délai de l’article 23, obtient la décision du tribunal sur la mesure et suit le délai de 40 jours. Si la personne s’oppose à l’extradition, il prépare les étapes devant le procureur général, la Cour suprême et le Gouvernement. Si la même personne fait l’objet d’un MAE allemand, la procédure devant le tribunal et les délais de décision de 30/10 jours s’appliquent. Les modalités locales de première comparution figurent dans les guides de Stockholm, Göteborg et Malmö.

Comment coordonner la défense dans deux pays ?

L’avocat en Suède doit obtenir le dossier, organiser l’interprétation et l’accès au défenseur public, noter chaque point de départ légal et distinguer la détention de la décision de remise. L’avocat à l’étranger vérifie le mandat, les chefs d’accusation exacts, les décisions antérieures et la possibilité de demander une correction ou un retrait. Une démarche à l’étranger ne suspend pas automatiquement la remise suédoise, et le tribunal suédois ne rejugera pas l’affaire pénale étrangère.

Après la décision, obtenez le texte intégral et identifiez la voie de recours, le point de départ du délai et l’autorité chargée de l’exécution. L’avis de la Cour suprême sur les obstacles légaux et la décision gouvernementale en matière d’extradition classique ne sont pas un jugement ordinaire de première instance suivi d’un appel standard. Les décisions MAE et nordiques ont leurs propres règles ; le contrôle de la détention est distinct. La séquence générale figure dans le guide de l’extradition, de la demande à la décision finale.

Lex Agency coordonne, lorsque cela est approprié, la défense transfrontalière avec des avocats locaux mandatés séparément. Pour faire examiner les documents suédois, utilisez le formulaire de demande confidentiel.

Questions fréquentes

Une notice rouge INTERPOL signifie-t-elle que la Suède a approuvé l’extradition ?

Non. Elle peut conduire à une identification et, si les conditions suédoises sont réunies, à des mesures provisoires. La procédure et la décision suédoises restent nécessaires.

La Suède peut-elle extrader un citoyen suédois ?

La loi de 1957 interdit l’extradition classique des citoyens suédois. Elle n’interdit pas de façon générale un MAE ou un mandat nordique ; le régime britannique a sa propre interdiction.

La limite de 40 jours impose-t-elle toujours la libération ?

Non. Elle concerne le délai maximal de réception de la demande complète après certaines mesures provisoires prévues à l’article 23. La détention ultérieure est soumise à d’autres règles et contrôles.

Consentir à un MAE termine-t-il toujours l’affaire plus vite ?

Le délai de décision passe normalement à 10 jours après le consentement, mais la décision de remise ne peut plus être contestée. Le consentement à la remise et la renonciation à la spécialité sont deux questions distinctes.

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Dernière mise à jour: 2026-10-25

Auteur: Razmik Khachatrian

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