L’extradition par pays

Avocat en extradition à Liège : Tribunal de première instance de Liège et procédure locale

Lorsqu’une personne est trouvée ou arrêtée dans le ressort judiciaire de Liège à la suite d’une demande étrangère d’extradition, le tribunal de première instance local est le Tribunal de première instance de Liège — division Liège, généralement par l’intermédiaire de la chambre du conseil (chambre compétente pour certaines questions de détention préventive et d’extradition). En vertu de l’article 3 de la loi belge du 15 mars 1874 sur les extraditions, la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel de Liège donne un avis motivé au ministre de la Justice. Le ministre prend la décision exécutive finale; l’article 3 ne fixe aucun délai universel de 48 heures pour une première audience.

Quelles institutions liégeoises interviennent aux différentes étapes?

La dénomination officielle actuelle est Tribunal de première instance de Liège — division Liège. L’article 3 rattache la compétence de la chambre du conseil au lieu où la personne réside en Belgique ou peut y être trouvée; l’étape consultative relève de la cour d’appel du ressort où elle a été arrêtée. Avant de contacter un greffe, vérifiez le lieu exact de l’arrestation et les références du dossier.

Institution ou lieuRôle et information locale vérifiée
Tribunal de première instance de Liège — division LiègeLa chambre du conseil peut examiner la détention provisoire et, selon l’article 3, alinéa 2, décider si un mandat d’arrêt étranger peut être rendu exécutoire. Le site officiel indique Rue de Bruxelles 2–3, 4000 Liège, annexe Nord, ainsi que le numéro général actuel 02/682.07.70. Les greffes sont ouverts du lundi au vendredi, de 08 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h, hors jours fériés.
Greffe de la chambre du conseil et aide juridiqueLa page officielle indique chc.tpi.liege@just.fgov.be pour la chambre du conseil et baj.tpi.liege@just.fgov.be pour l’aide juridique. Ces coordonnées permettent de vérifier le bon circuit; elles ne remplacent pas le dépôt régulier d’une requête.
Cour d’appel de LiègeSa chambre des mises en accusation donne l’avis prévu à l’article 3 et peut examiner un appel contre une ordonnance d’exequatur. La cour se trouve Place Saint-Lambert 16, 4000 Liège; son greffe pénal indique le 04 232 56 23 et Liege.CA.greffepenal@just.fgov.be.
Prison de LantinIl s’agit d’un lieu de détention possible à vérifier, et non d’une destination à présumer. Le Service public fédéral Justice indique Rue des Aubépines 2, 4450 Lantin et des visites d’avocats tous les jours de 07 h à 20 h 30. Les visites familiales dépendent de l’unité et des modalités d’inscription.
Liège AirportL’aéroport peut être le lieu d’un contrôle policier, mais ce n’est pas un tribunal. Son adresse officielle est rue de l’Aéroport 50, 4460 Grâce-Hollogne; les informations aux passagers mentionnent l’accès par l’E42 et les lignes de bus TEC desservant l’aéroport.

Identifiez d’abord l’instrument juridique, pas seulement le signalement

Avant de contacter le greffe de Liège, identifiez le document mis à exécution. Une demande d’extradition ordinaire émanant d’un État non membre de l’UE diffère d’un mandat d’arrêt européen (MAE), mécanisme distinct de remise entre États membres; les délais de la loi de 1874 ne s’appliquent pas automatiquement au MAE. Des régimes distincts concernent le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande. La procédure nationale est présentée dans le guide sur l’extradition depuis la Belgique, et la distinction entre extradition et remise sur MAE est expliquée ici.

Une notice rouge d’INTERPOL est une demande visant à localiser une personne et, le cas échéant, à l’arrêter provisoirement; ce n’est ni un mandat d’arrêt international en soi ni une décision de remise. Demandez quel acte belge fonde la détention, s’il existe un mandat d’arrêt provisoire et si les pièces officielles sont arrivées; consultez le guide sur les notices rouges. L’extradition ordinaire relève de la loi de 1874 et du traité applicable entre la Belgique et l’État requérant; ne présumez pas que la Convention européenne d’extradition de 1957 s’applique sans vérifier les relations conventionnelles et les réserves. Les motifs légaux de refus et les recours sont traités dans le guide sur les moyens d’empêcher une extradition depuis la Belgique.

Quels délais s’appliquent et à partir de quel événement courent-ils?

ÉtapeRègle et point de départAction pratique à Liège
Arrestation provisoire urgenteL’article 5 impose la mise en liberté si le mandat d’arrêt de l’autorité étrangère compétente n’a pas été communiqué dans les 40 jours suivant l’arrestation. Si la Convention européenne d’extradition de 1957 s’applique, son article 16 § 4 permet de mettre fin à l’arrestation provisoire après 18 jours si la demande formelle d’extradition et les pièces de l’article 12 ne sont pas arrivées; la durée ne peut en aucun cas dépasser 40 jours. La possibilité d’y mettre fin après 18 jours ne signifie pas une libération automatique. Vérifiez le traité applicable et les pièces effectivement reçues.Notez la date et l’heure exactes de l’arrestation. Le conseil doit vérifier le traité applicable ainsi que les dates de réception de la demande formelle, des pièces justificatives et du mandat étranger. Ne comptez pas à partir du jour où un proche a appris l’arrestation.
Appel contre une ordonnance d’exequatur au titre de l’article 3, alinéa 2Le délai d’appel est normalement de 24 heures. Si la personne n’était pas présente lorsque la chambre du conseil a rendu l’ordonnance, le délai court à compter de la signification à la personne, et non de l’avis adressé à son avocat. La Cour de cassation l’a confirmé le 26 octobre 2022, P.22.1234.F.Traitez ce délai comme urgent. Vérifiez l’acte de signification et les instructions d’appel; l’avis peut indiquer que la personne détenue doit faire une déclaration au greffe de la prison. Ce délai ne s’applique ni à l’avis consultatif distinct de l’article 3 ni à la décision ministérielle.
Avis consultatif de l’article 3Les pièces doivent être renvoyées au ministre de la Justice avec un avis motivé dans la quinzaine à compter de leur réception.Il s’agit du délai de transmission de l’avis, non d’un délai de première audience, d’appel ou d’achèvement de toute la procédure en 15 jours.
Première audience ou autre recoursL’article 3 ne fixe pas de délai universel pour une première audience à Liège. Les autres délais dépendent de l’ordonnance et de la voie de recours concernées.Calculez les délais à partir de l’acte belge, de sa signification, du traité et de la procédure effectivement engagée. Ne présumez pas que «48 heures» ou «15 jours» s’appliquent à chaque étape.

Lors d’une arrestation provisoire urgente, l’article 5 permet de demander une mise en liberté provisoire lorsque cette possibilité existe pour un Belge et aux mêmes conditions; la demande est soumise à la chambre du conseil. Il s’agit d’une demande concernant la détention, non d’une décision définitive sur l’extradition. Dans son arrêt du 8 janvier 2025 (P.24.1788.F), la Cour de cassation a également confirmé le traitement urgent d’un pourvoi relatif à une décision sur la mise en liberté en matière de détention extraditionnelle: le délai ordinaire de dépôt d’un mémoire ne pouvait être appliqué lorsque la fixation urgente de l’audience faisait expirer ce délai avant même l’introduction du pourvoi. Cela ne constitue pas une prorogation générale des délais. La phase du mandat formel prévue à l’article 3 est distincte.

Que se passe-t-il après la chambre de première instance à Liège?

Lorsque l’article 3, alinéa 2, s’applique, la chambre du conseil vérifie si le mandat d’arrêt étranger peut être rendu exécutoire au regard du droit belge et du traité applicable. Son ordonnance peut faire l’objet d’un appel devant la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel de Liège si cette cour est territorialement compétente; un pourvoi en cassation peut ensuite être ouvert sur des questions de droit. L’appel contre l’ordonnance d’exequatur doit normalement être introduit dans les 24 heures. Si la personne n’était pas présente au prononcé, le délai commence à courir lors de la signification à la personne, et non lorsque l’avocat reçoit l’avis. Suivez les instructions du document de signification et conservez la preuve de toute déclaration déposée au greffe de la prison. Cette voie et ce délai diffèrent du recours relatif à la mise en liberté provisoire.

L’article 3 prévoit un avis de la chambre des mises en accusation de la cour d’appel du ressort où la personne a été arrêtée. L’audience est publique, sauf demande de huis clos; le ministère public et la personne sont entendus, et un avocat peut l’assister. L’avis motivé est transmis au ministre dans les 15 jours suivant la réception des pièces. Il ne s’agit pas d’un jugement ordinaire susceptible d’appel; le ministre prend la décision exécutive de remise. L’article 3 prévoit également que le procureur du Roi compétent émet un ordre de capture afin de notifier et d’exécuter l’arrêté ministériel si la personne n’est plus détenue aux fins d’extradition à ce stade. La mise en liberté provisoire ne signifie donc pas à elle seule que le dossier est clos; le conseil doit vérifier le fondement juridique de toute arrestation ultérieure. Le recours contre la décision ministérielle relève d’une procédure administrative distincte devant le Conseil d’État , et non de la chambre pénale de Liège. Le délai général d’annulation est de 60 jours à compter de la publication, de la notification ou de la connaissance juridiquement pertinente, mais la notification concrète et les règles applicables doivent être vérifiées. Ne présumez pas qu’un recours en annulation empêchera la remise; demandez immédiatement au conseil s’il faut présenter une demande distincte de suspension ou de mesures urgentes. Dans l’arrêt no 267.304 du 30 juin 2026, le Conseil d’État a examiné une procédure de suspension d’extrême urgence en matière d’extradition; à l’audience, l’avocat a confirmé qu’aucune suspension n’était demandée, et la décision relève que l’urgence n’était pas établie. Aucune suspension n’a été ordonnée. Cette décision liée aux faits de l’affaire montre qu’une mesure urgente doit être clairement demandée et étayée par des éléments concrets; elle ne préjuge pas d’une autre affaire. Les motifs de refus et les recours sont détaillés dans le guide sur les moyens d’empêcher une extradition depuis la Belgique .

Plan pratique pour les 72 premières heures — sans délai légal de 72 heures

  1. Immédiatement : notez l’heure et le lieu de l’arrestation, le document mentionné par les agents et la référence du dossier. Demandez un avocat et un interprète si nécessaire; ne signez pas une déclaration que vous ne comprenez pas.
  2. Le premier jour : transmettez au conseil les pièces d’identité, les informations de résidence, un justificatif d’adresse et tout mandat, jugement ou avis étranger disponible. Clarifiez s’il s’agit d’une arrestation provisoire, d’une extradition formelle ou d’un MAE. Vérifiez le lieu de détention dans le document officiel.
  3. Avant la première comparution : rassemblez les justificatifs d’adresse, de travail ou d’études, les responsabilités familiales et les besoins médicaux pertinents. Conservez les originaux et demandez quels documents doivent être traduits.
  4. Dans les 72 heures : confirmez la prochaine date, le greffe compétent et les délais calculés à partir de l’acte ou de sa signification. Demandez une chronologie écrite distinguant arrestation, avis, appel et recours administratif. Il s’agit d’une liste pratique, pas d’une promesse d’audience ou de libération dans les 72 heures.

Comment la famille ou un avocat étranger peut-il joindre le bon service à Liège?

Utilisez les pages officielles de contact du tribunal de première instance et de la Cour d’appel. Elles indiquent les coordonnées de la chambre du conseil, de l’aide juridique et du greffe pénal. Pour un dossier en cours, indiquez le nom de la personne, la référence du dossier et la date d’arrestation; vérifiez le greffe compétent avant d’envoyer des documents confidentiels.

Si la personne est détenue à la Prison de Lantin, consultez la page du SPF Justice pour vérifier l’unité et les règles d’inscription actuelles. Les visites d’avocats sont annoncées tous les jours de 07 h à 20 h 30; les modalités pour la famille varient. Si la personne se trouve ailleurs, fiez-vous au document officiel de détention. Une visite familiale ne donne pas accès au dossier judiciaire.

Si l’arrestation a eu lieu à Liège Airport, distinguez le lieu de l’arrestation du tribunal compétent. Le nom de l’aéroport n’identifie ni le juge qui a délivré le mandat ni la chambre d’appel. Les documents d’arrestation et le ressort judiciaire déterminent le circuit; la particularité locale est la chambre liégeoise compétente et, le cas échéant, la Cour d’appel de Liège.

Que faut-il aborder lors de la première consultation?

  • S’agit-il d’une extradition ordinaire, d’une remise au titre du MAE ou d’une détention faisant suite à une notice INTERPOL?
  • Quel acte belge autorise la détention, et à quelle date a-t-il été pris et signifié?
  • Les pièces formelles sont-elles arrivées, et quel traité ainsi que quelles réserves belges s’appliquent?
  • Quelle autorité doit agir ensuite: chambre du conseil, chambre d’appel, ministre ou juridiction administrative?
  • Où la personne est-elle détenue et comment organiser un accès confidentiel de l’avocat et l’interprétation?

Exemple hypothétique : un voyageur est contrôlé à Liège Airport après la découverte d’un signalement étranger. Le signalement n’est pas, à lui seul, une décision d’extradition et il ne faut pas présumer de la prison de destination. L’avocat doit identifier le fondement belge de l’arrestation, vérifier si les pièces formelles sont arrivées et adresser toute demande relative à la détention à la chambre compétente. Si le document est un MAE, la procédure distincte de remise s’applique.

Questions fréquentes des familles

Une notice rouge entraîne-t-elle automatiquement l’extradition?

Non. Il faut identifier le mandat belge ou la demande formelle, s’il en existe un, ainsi que la procédure effectivement utilisée.

Le délai de 15 jours signifie-t-il que la personne sera libérée?

Non. Il court à compter de la réception des pièces et concerne la transmission de l’avis motivé au ministre de la Justice, pas la libération.

Toute personne arrêtée dans la région de Liège est-elle détenue à Lantin?

Non. Vérifiez l’établissement réel dans le document de détention ou auprès de l’autorité responsable.

L’équipe du site coordonne la défense transfrontalière avec des avocats locaux. Pour une première consultation, transmettez les documents disponibles via la page de contact sécurisée.

Sources et contacts officiels

Dernière mise à jour: 2026-10-27

Auteur: Razmik Khachatrian

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