L’extradition par pays

Avocat en extradition à Split : tribunal et procédure locale

Pour une extradition classique demandée par un État hors UE, si la personne est trouvée à Split, vérifiez le Županijski sud u Splitu (tribunal départemental de Split). Un mandat d’arrêt européen (MAE) suit une autre voie : le parquet compétent dépend du domicile ou du séjour, ou du lieu d’arrestation uniquement si la personne n’a ni domicile ni séjour en Croatie. Demandez un avocat, un interprète et les documents écrits de détention avant tout consentement à la remise.

Quelles autorités de Split interviennent au début de la procédure ?

L’annuaire officiel indique que le tribunal se trouve Ivana Gundulića 29a et comprend un département pénal, des juges d’instruction et un greffe de l’instruction. Le parquet départemental de Split (Županijsko državno odvjetništvo u Splitu), également situé Gundulićeva 29a, indique que sa compétence territoriale correspond à celle du tribunal. Pour un MAE, la règle de l’article 9 fondée sur le domicile ou le séjour peut attribuer le dossier ailleurs ; confirmez l’attribution dans les pièces.

Institution localeInformation vérifiée et utilité pratique
Županijski sud u SplituIvana Gundulića 29a. Greffe pénal : bureau 126/1, +385 21 387 702, horaires publiés 07 h–15 h ; les parties ne sont pas reçues le mercredi. Greffe de l’instruction : bureau 130a/I, +385 21 387 802.
Županijsko državno odvjetništvo u SplituGundulićeva 29a. Sa compétence territoriale correspond à celle du tribunal départemental de Split.
Postaja aerodromske policije ResnikUlica dr. Franje Tuđmana 96, Kaštel Štafilić, +385 21 504 139. La réglementation croate attribue à cette unité spécialisée l’aéroport de Split–Kaštela et le poste-frontière associé.
Postaja pomorske policije SplitZrinsko-Frankopanska bb (Vojarna Sv. Nikole), Split, +385 21 354 689. Ses missions comprennent le poste-frontière du port de Split et le contrôle maritime des frontières dans le comitat de Split-Dalmatie.
Zatvor u SplituDračevac 2c, Split, +385 21 246 740. C’est un établissement local à vérifier si une détention provisoire est ordonnée, mais cela ne prouve pas qu’une personne déterminée y est détenue.

La police peut procéder à l’arrestation initiale, mais l’unité locale ne décide pas de la remise. Pour un MAE, le parquet départemental désigné par l’article 9 reçoit le dossier ; le tribunal compétent décide de la remise judiciaire.

S’agit-il d’une extradition classique ou d’un MAE ?

Demandez le mandat, l’avis ou la demande indiquant le fondement juridique. Pour une demande émanant d’un État hors UE, le texte national principal est le Zakon o međunarodnoj pravnoj pomoći u kaznenim stvarima (loi croate sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale), sous réserve du traité applicable. Son article 45 prévoit que le ministère transmet la demande officielle d’extradition ou d’arrestation provisoire au tribunal du lieu où la personne réside ou est trouvée. Si elle est trouvée à Split, cela désigne normalement le Županijski sud u Splitu, sous réserve du dossier.

Pour l’extradition classique, l’article 48 prévoit deux délais de détention provisoire. La détention fondée sur une demande d’arrestation provisoire au titre de l’article 44 peut être levée si la demande officielle d’extradition n’est pas présentée dans les 18 jours suivant la détention. Le délai fixé par le juge d’instruction pour recevoir la demande ne peut dépasser 40 jours à compter de la détention. À la demande de l’État requérant, l’autorité judiciaire compétente peut prolonger la détention de 30 jours au maximum. Vérifiez l’ordonnance et le point de départ exact du délai.

Le MAE est une procédure judiciaire distincte de remise entre États membres de l’UE. Selon la loi croate sur la coopération judiciaire en matière pénale avec les États membres de l’UE, Zakon o pravosudnoj suradnji u kaznenim stvarima s državama članicama Europske unije (NN 86/2026), l’article 9 attribue la réception au parquet départemental selon le domicile ou le séjour, ou selon le lieu de l’arrestation uniquement si la personne n’a ni domicile ni séjour en Croatie. Le parquet de Split couvre le territoire du tribunal de Split, mais une arrestation à Split ne suffit pas à le rendre compétent si la personne réside ou séjourne ailleurs. La loi est entrée en vigueur le 15 août 2026 ; l’article 219 maintient l’ancienne loi pour les procédures déjà pendantes à cette date. L’avocat doit déterminer la version applicable avant de calculer les délais. Pour la procédure nationale et les motifs de refus, consultez Extradition depuis la Croatie et le guide des recours en Croatie.

Le Bureau des traités du Conseil de l’Europe indique que la Convention européenne d’extradition (STE no 024) est en vigueur pour la Croatie depuis le 25 avril 1995 et ne répertorie pas de réserve croate à la Convention elle-même. Cela ne détermine pas quel protocole ou traité bilatéral s’applique à un État requérant précis ; il faut le vérifier séparément.

Que faut-il faire pendant les premières 72 heures ?

Il s’agit d’un plan d’action pratique, et non d’un délai légal universel de 72 heures. Les délais varient selon la procédure et les documents disponibles.

ÉtapeDélai ou condition juridiqueAction pratique
Immédiatement après l’arrestationSelon NN 86/2026, la police doit remettre la personne au responsable de la garde (pritvorski nadzornik) au plus tard 24 heures après l’arrestation. Si la traduction requise du MAE ou de l’alerte du système d’information Schengen (SIS) manque, la police doit la demander dans les 48 heures suivant l’arrestation. Si le parquet ne dispose ni d’un MAE accompagné de la traduction requise ni d’une alerte SIS juridiquement suffisante, une détention peut être ordonnée pour 48 heures au maximum à compter de l’arrestation ; si la traduction n’est toujours pas reçue dans ce délai de 48 heures, le juge d’instruction peut, sur demande du parquet, prolonger la détention de 36 heures supplémentaires.Notez l’heure et le lieu exacts, l’unité de police et le numéro du document. Demandez un avocat, un interprète, une aide médicale si nécessaire et la notification d’un proche désigné ou du consulat.
Après la remise au responsable de la détentionLe parquet doit interroger la personne dans les 16 heures suivant sa remise au responsable de la garde. S’il dispose du MAE avec la traduction requise, ou d’une alerte SIS répondant aux exigences légales, et n’ordonne pas de mesures de contrôle, la police doit présenter la personne au juge d’instruction dans les 48 heures suivant l’arrestation.Demandez à l’avocat de vérifier l’identité, les documents MAE/SIS, la traduction, la notification des droits et le fondement de la détention. Si les documents requis ne parviennent pas dans les délais de l’article 49(7)–(8), la personne doit être libérée. S’ils arrivent ensuite, la police doit procéder à une nouvelle arrestation et présenter la personne au juge d’instruction dans les 24 heures ; le délai de décision de l’article 62 court à partir de cette nouvelle arrestation.
Première audience judiciaire concernant le MAEL’audience sur la détention ne peut se tenir sans avocat ; si la personne n’en a pas, le tribunal en désigne un. En cas de contestation de la remise, le tribunal peut demander des pièces complémentaires et fixer un délai de 15 jours ouvrables au maximum.Préparez le mandat, tout jugement disponible, les documents d’identité et de résidence ainsi que les éléments utiles aux objections. Demandez la traduction de la décision et des indications sur le recours.

Aucune règle universelle imposant que toute personne détenue en vue d’une extradition classique comparaisse devant un tribunal dans les 72 heures n’a été vérifiée. L’ordonnance de détention, la loi applicable et tout autre fondement de privation de liberté déterminent le calcul.

Quelle décision peut être contestée et devant quelle juridiction ?

En matière d’extradition classique, l’article 56 permet un appel dans les trois jours suivant la notification de la décision constatant que les conditions légales sont remplies ; la Cour suprême de la République de Croatie (Vrhovni sud Republike Hrvatske) l’examine. Le refus est transmis à cette Cour pour réexamen au titre de l’article 55, tandis que l’article 57 exclut tout recours contre la décision ultérieure du ministre de la Justice. Pour les motifs de refus et les recours en détail, consultez le guide des recours en Croatie.

Sous NN 86/2026, il faut distinguer les voies d’appel en matière de MAE. Si la remise a été ordonnée avec le consentement de la personne au titre de l’article 58(3), l’appel contre la décision du juge d’instruction est examiné par la formation hors audience de jugement du même tribunal départemental ; si la décision a été rendue par cette formation, l’appel relève d’une formation de la juridiction supérieure. Si la remise est contestée, l’article 59(6) permet de faire appel de la décision de la formation du tribunal départemental devant la formation hors audience de la juridiction supérieure. L’appel doit être formé dans les trois jours suivant la notification de la décision écrite, et la formation saisie statue dans les trois jours. Pour les décisions pénales des tribunaux départementaux, la juridiction supérieure est la Haute Cour pénale de la République de Croatie (Visoki kazneni sud Republike Hrvatske). Selon l’article 90 du Code de procédure pénale croate (Zakon o kaznenom postupku), le jour de la notification n’est pas compté ; le délai commence le lendemain. Conservez la preuve de notification et vérifiez la règle transitoire.

Si la remise est contestée, le délai de décision sur le MAE est de 60 jours à compter de l’arrestation ou, si aucune arrestation n’a eu lieu pour des raisons justifiées, du premier interrogatoire. Si le tribunal ne peut statuer à temps, il doit prévenir l’autorité d’émission et motiver le dépassement ; un délai supplémentaire de 30 jours est possible. Dans des circonstances exceptionnelles, il doit en informer Eurojust. Ce sont des délais de décision, pas des dates de libération automatique. L’appel sur l’admissibilité de l’extradition, l’appel relatif au MAE, la contestation de la détention et le recours constitutionnel sont des voies différentes.

Où la personne peut-elle être détenue et comment la famille peut-elle la contacter ?

Le ministère répertorie Zatvor u Splitu à Dračevac 2c, téléphone +385 21 246 740. Sa page publiée indique que les visites aux adultes en détention provisoire ont lieu le mardi et les premier et troisième dimanches du mois, de 08 h à 15 h. Avant de vous déplacer, confirmez le lieu de détention, les autorisations nécessaires et les horaires en vigueur : la garde à vue et la détention provisoire ordonnée par le tribunal sont des étapes distinctes et les règles de visite peuvent changer.

Le greffe pénal du tribunal de Split est au bureau 126/1, généralement ouvert de 07 h à 15 h, mais ne reçoit pas le public le mercredi ; le greffe de l’instruction est au bureau 130a/I. Cette restriction ne prolonge aucun délai et ne signifie pas que les actes urgents cessent. Si un délai d’appel peut courir, contactez immédiatement un avocat au lieu d’attendre une visite au greffe. Notez si le premier contact policier a eu lieu à l’aéroport de Resnik ou au port de Split.

Que préparer pour la famille ou l’avocat étranger ?

  • Nom complet, date et lieu de naissance, nationalité, données du passeport et variantes orthographiques.
  • Heure et lieu exacts de l’arrestation : aéroport de Split–Kaštela, port de Split, contrôle routier ou autre adresse dans la région.
  • Copies du procès-verbal d’arrestation, de l’ordonnance de détention, du MAE/signalement SIS ou de l’avis d’arrestation provisoire, de la demande officielle et de chaque décision notifiée.
  • Langue comprise par la personne, demande d’interprète et éventuel problème de traduction.
  • Informations médicales urgentes, médicaments prescrits et besoins d’accessibilité.
  • Documents rapidement vérifiables : identité, résidence, liens familiaux, procédures antérieures, peine ou durée déjà purgée, et preuve qu’un mandat a été retiré ou corrigé.
  • Coordonnées de l’avocat étranger et du consulat que la personne souhaite informer.

Comment la procédure locale fonctionne-t-elle dans un cas hypothétique ?

Exemple hypothétique : un voyageur est arrêté à l’aéroport de Split–Kaštela après un signalement SIS lié à un MAE. La famille note l’heure de l’arrestation et les détails du signalement, demande un avocat croate et un interprète, puis l’avocat vérifie le transfert dans les 24 heures, l’interrogatoire dans les 16 heures et la présentation conditionnelle au juge dans les 48 heures selon NN 86/2026, sauf si la règle transitoire impose l’ancienne loi. Si la personne a été arrêtée provisoirement à la demande d’un État hors UE, l’avocat obtient l’ordonnance et calcule le délai de l’article 48 relatif à l’extradition classique. Les deux régimes ne doivent pas être confondus.

Que vérifier avant de consentir à la remise ?

Ne consentez pas à la remise avant qu’un avocat en explique les conséquences dans une langue comprise par la personne. Le consentement à la remise et la renonciation au principe de spécialité sont deux décisions distinctes ; lorsqu’ils sont consignés conformément à la loi, ils sont irrévocables selon la procédure croate applicable. Demandez à l’avocat de préciser ce qui sera inscrit au procès-verbal et obtenez-en une copie.

Questions des familles sur une procédure d’extradition à Split

Une notice rouge d’INTERPOL signifie-t-elle que le tribunal a ordonné l’extradition ?

Non. Une notice rouge est une alerte policière internationale, pas une décision judiciaire croate ordonnant à elle seule l’extradition. Les autorités doivent identifier le fondement juridique et appliquer la procédure correspondante.

La personne sera-t-elle forcément détenue à Zatvor u Splitu ?

Non. C’est un établissement local à vérifier, mais le lieu réel dépend de la décision de détention et de l’organisation pratique. Confirmez le lieu avant de vous déplacer ou d’envoyer des affaires.

Un proche peut-il faire appel à la place de la personne détenue ?

Ne le présumez pas. La qualité pour agir et la voie de recours dépendent de la décision et de la procédure applicable. Transmettez immédiatement la décision écrite à l’avocat, car certains délais ne sont que de trois jours.

La première étape consiste à identifier la procédure, obtenir les décisions écrites et calculer les délais à partir du bon événement. L’équipe du site coordonne la défense transfrontalière avec un avocat local ; contactez-la via la page de demande.

Sources et informations locales officielles

Dernière mise à jour: 2026-10-27

Auteur: Razmik Khachatrian

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