L’extradition par pays

Comment arrêter une extradition depuis l’Ukraine : motifs de refus, recours et délais

En Ukraine, une extradition peut être empêchée lorsqu'un motif légal de refus est établi, lorsqu'une demande de protection internationale interdit encore à l'autorité centrale de statuer ou lorsqu'un juge d'instruction annule la décision de remise. Selon le stade de la procédure étrangère, la décision appartient au Parquet général d'Ukraine ou au ministère ukrainien de la Justice. Si une décision a déjà été notifiée, le délai de dix jours prévu à l'article 590 du Code de procédure pénale ukrainien (CPP) pour organiser la remise en l'absence de recours exige une réaction immédiate.

Il faut distinguer le recours contre la décision d'extradition, la contestation de la détention et les mesures internationales d'urgence : aucun ne remplace automatiquement l'autre. Une notice rouge d'INTERPOL n'est pas une décision ukrainienne de remise. Pour les étapes générales, consulter la procédure d'extradition depuis l'Ukraine ; la présente page traite des motifs d'opposition et des voies de recours.

Quelle autorité ukrainienne peut refuser la remise ?

L'article 574 du CPP répartit la compétence entre l'Офіс Генерального прокурора (Parquet général), principalement pour les demandes liées à une enquête préalable, et le Міністерство юстиції України (ministère de la Justice), pour la phase du jugement et l'exécution des peines. Il ne suffit donc pas d'envoyer une lettre au procureur local : il faut identifier l'autorité centrale compétente pour le dossier, lui transmettre les preuves du motif de refus et obtenir copie de sa réponse motivée.

Demandez la référence du dossier, le pays requérant, les faits et infractions concernés, le mandat ou le jugement étranger, la demande d'extradition et les décisions ukrainiennes. Un placement provisoire en détention, une décision judiciaire d'arrestation aux fins d'extradition, la décision de l'autorité centrale et l'ordonnance du juge qui examine cette décision sont quatre actes différents, soumis à des contrôles distincts. La date de leur notification doit être consignée séparément.

Exemple hypothétique : un ressortissant géorgien est arrêté à Odessa après une demande de la Géorgie pour des faits financiers. Le juge ukrainien contrôle la détention tandis que l'autorité centrale examine les obstacles à l'extradition. S'il s'agit de poursuites préalables, le Parquet général est normalement compétent ; s'il s'agit de l'exécution d'une condamnation, le ministère de la Justice peut l'être. L'issue ne découle pas de la seule existence d'un mandat géorgien.

Les motifs obligatoires de refus à l'article 589 du CPP

L'article 589 énumère des obstacles précis. La défense doit confronter les pièces du dossier à chacun des éléments légaux, sans transformer le juge ukrainien en tribunal chargé de rejuger l'infraction étrangère. Dans les situations décrites au paragraphe 1, le texte prévoit le refus, tandis que la protection du paragraphe 2 comporte les réserves conventionnelles indiquées par la loi.

MotifBase et preuve nécessaire
Nationalité ukrainienneArticle 589(1)(1) : nationalité ukrainienne à la date de la décision d'extradition, et non nécessairement à celle de l'arrestation. Produire les preuves officielles de nationalité et leur date d'effet.
Infraction non passible de prison en UkraineArticle 589(1)(2) : comparer les faits et la sanction ukrainienne applicable. Les intitulés pénaux des deux pays n'ont pas à être identiques.
Prescription acquiseArticle 589(1)(3) : calculer les délais ukrainiens de prescription des poursuites ou de l'exécution de la peine, avec les dates et les éventuelles causes de suspension ou d'interruption.
Pièces complémentaires non fourniesArticle 589(1)(4) : montrer que l'État requérant n'a pas fourni les informations indispensables demandées par l'autorité centrale ukrainienne ; une simple lacune initiale ne suffit pas toujours.
Engagements internationaux ou sécurité nationaleArticle 589(1)(5), (5-1) et (6) : préciser le traité applicable, l'obstacle conventionnel ou les éléments justifiant un risque pour la sécurité nationale ; l'allégation politique abstraite n'est pas suffisante.
Statut de protection reconnuArticle 589(2) : réfugiés et personnes bénéficiant des protections énumérées ne peuvent, sous les exceptions conventionnelles, être renvoyés vers certains pays de persécution ou de danger. Fournir l'acte de reconnaissance et les preuves du risque personnel.

Le paragraphe 3 permet néanmoins, selon les circonstances et les dispositions applicables, d'envisager des poursuites ukrainiennes après un refus de remise. Gagner un recours d'extradition n'efface ni la procédure étrangère ni tout risque pénal. Pour une erreur sur l'identité, apportez des documents comparables et vérifiables ; pour une contestation de culpabilité, distinguez les preuves pertinentes pour le refus des arguments réservés au tribunal étranger.

Demande d'asile, risque médical et décision prématurée

En vertu de l'article 590(4), l'autorité centrale ne peut pas prendre de décision d'extradition tant que la demande de reconnaissance comme réfugié ou d'une autre protection visée par le texte, ou le recours contre son rejet, n'a pas fait l'objet d'un examen définitif. Cette interdiction de statuer ne confère ni automatiquement le statut de réfugié ni automatiquement la liberté. Conservez la demande datée, le récépissé, les courriers du service ukrainien des migrations et les décisions contestées ; les renseignements sur la demande ne doivent pas être transmis à l'État requérant en violation de cette protection.

Dans l'arrêt du 23 mars 2023, affaire 757/56198/21-k, la chambre pénale de cassation de la Cour suprême ukrainienne a retenu l'importance d'une demande de protection déposée avant la décision d'extradition, sans permettre qu'une difficulté d'enregistrement administratif efface ce dépôt. Prouvez l'envoi effectif et sa date par un cachet, un accusé électronique ou un dossier de réception ; ne présumez jamais qu'une simple déclaration verbale suffit.

Dans l'affaire 757/13184/22-k du 26 juin 2023, la Cour suprême a examiné l'insuffisante appréciation de risques médicaux lors du transfert et l'évolution d'une demande de protection. La gravité de la maladie, la sécurité du transport et la prise en charge accessible à destination doivent être documentées par des médecins. Une pathologie ne rend pas automatiquement illégale une décision plus ancienne : il faut montrer quels faits étaient connus et à quel stade.

Il existe aussi une garantie propre à l'Ukraine : dans sa réserve à l'article 1 de la Convention européenne d'extradition de 1957, elle se réserve le droit de refuser une remise impossible sans dommage pour la santé. C'est une possibilité conventionnelle fondée sur des preuves, et non un refus obligatoire pour toute maladie. Vérifiez que la Convention lie les deux États et présentez l'évaluation du trajet et des soins. La déclaration ukrainienne à l'article 2 requiert en outre une peine maximale d'au moins un an d'emprisonnement pour les infractions conventionnelles ; il ne faut pas confondre ce seuil avec l'article 589(1)(2).

La torture, les mauvais traitements, les poursuites politiques, la peine capitale ou des conditions carcérales inhumaines exigent une analyse individualisée du risque et du traité applicable. Joignez les menaces, décisions étrangères, preuves de profil personnel et rapports indépendants. Des généralités sur un pays ne remplacent pas la démonstration du danger qui menace la personne concernée.

Devant quel juge déposer le recours contre la remise ?

L'article 591 organise le recours contre la décision de l'autorité centrale. La personne recherchée, son défenseur ou son représentant légal saisit le слідчий суддя, juge d'instruction du tribunal local territorialement compétent selon le lieu de détention. Lorsqu'une mesure non privative de liberté s'applique, la compétence est rattachée au siège de l'autorité centrale concernée. Le recours d'une personne détenue, remis à l'établissement, doit être immédiatement transmis par l'administration.

Le juge examine la légalité de la décision de remise ; il peut l'annuler si les conditions sont réunies. En revanche, l'article 591(4) interdit de rejuger la culpabilité et la régularité des décisions étrangères sur le fond. La plainte doit donc indiquer la disposition ukrainienne ou conventionnelle méconnue, le document omis ou le vice procédural, plutôt que de réécrire toute la défense pénale étrangère.

L'ordonnance du juge peut être portée devant la cour d'appel ukrainienne territorialement compétente conformément à l'article 591(6). Son effet sur l'entrée en vigueur et l'exécution de l'ordonnance relève de ce texte. L'article 591(7) ne prévoit une cassation ultérieure que pour le procureur et pour un grief limité d'application erronée des traités internationaux lorsque l'annulation de l'extradition empêche la suite de la procédure. La personne réclamée ne dispose donc pas d'un pourvoi ordinaire de troisième instance au fond.

La localisation effective de la détention et, si nécessaire, les règles territoriales applicables en période de guerre doivent être vérifiées avant le dépôt. La page sur les juridictions de Kyiv traite de l'accès local, sans remplacer cette vérification de compétence.

L’avocat doit demander la décision de l’autorité centrale dans sa version intégrale, établir la date exacte de réception de sa copie et joindre dès la saisine les éléments démontrant la cause de refus. Une affirmation générale selon laquelle l’accusation étrangère serait infondée ne remplace pas une preuve sur la nationalité, la protection internationale, la prescription ou le risque individuel. Lorsque la personne est détenue, la compétence du juge d’instruction dépend du lieu de détention effectivement utilisé. Une mesure moins restrictive conduit à vérifier le ressort du siège de l’autorité centrale concernée. Il faut aussi identifier les pièces traduites nécessaires à une contestation intelligible et rapide.

Quatre échéances qu'il ne faut pas confondre

Rassemblez les preuves de réception : enveloppes, attestations de remise en prison, registres et accusés numériques. Le délai qui protège contre l'exécution, le délai d'examen du juge, le délai d'appel et le moment où un consentement devient irrévocable ne partent pas du même événement.

ActePoint de départ et règleRéaction
Remise de la décision de l'autorité centraleArticle 590(3) : en l'absence de recours au tribunal dans les 10 jours après réception de la copie, la remise effective peut être organisée.Déposer immédiatement la plainte de l'article 591, conserver la preuve et ne pas attendre le dixième jour.
Examen de la plainte initialeArticle 591(3) : le juge d'instruction examine la plainte dans les 5 jours après sa réception par le tribunal.Fournir dès le dépôt les pièces essentielles et demander leur examen.
Appel de l'ordonnance du jugeArticle 395 : normalement 5 jours après le prononcé, mais le délai de la personne détenue ou non appelée court, dans les cas prévus, de la remise d'une copie.Identifier le point de départ personnel, obtenir la décision et saisir la cour d'appel.
Extradition simplifiéeArticle 588 : le consentement peut être retiré avant son approbation judiciaire, plus après ; décision simplifiée et renonciation à la spécialité sont distinctes.Exiger interprète et avocat avant toute signature ou confirmation.

L’article 588(8) prévoit un délai distinct pour l’extradition simplifiée : l’autorité centrale ukrainienne dispose de cinq jours ouvrables à compter de la réception, à la fois, de l’ordonnance du juge approuvant le consentement et des informations requises de l’État demandeur pour statuer. Sa décision est définitive et insusceptible de recours selon cet article. Ce délai ne doit pas être confondu avec les cinq jours d’examen judiciaire de l’article 591, qui ont un autre point de départ. Un recours contre l’extradition ordinaire ne permet pas de retirer un consentement déjà approuvé par le juge.

Le délai de cinq jours donné au juge pour examiner la plainte n'est pas un délai de cinq jours pour la déposer. La période de dix jours de l'article 590 n'est pas un délai universel de contestation de la détention. La renonciation à la règle de spécialité — qui limite les poursuites pour d'autres faits après la remise — doit être considérée séparément du consentement simplifié.

Contester l'arrestation aux fins d'extradition séparément

Un motif sérieux de refus n'entraîne pas automatiquement la fin de l'incarcération ; inversement, une libération peut laisser subsister la demande étrangère. L'arrestation aux fins d'extradition sous l'article 584 est décidée par un juge d'instruction sur requête du procureur. Le défenseur peut demander une mesure moins sévère ou soutenir que la détention ne remplit plus ses conditions propres.

L'article 584 fixe un maximum de 12 mois. Le juge vérifie la justification du maintien, sur demande du procureur, au moins tous les deux mois ; la personne détenue, son avocat ou son représentant peuvent demander un réexamen des motifs de libération au maximum une fois par mois. Les décisions de détention sont susceptibles d'appel selon les règles applicables, sous les exceptions visant certaines ordonnances approuvant le consentement simplifié. Une remise en liberté ne fait pas nécessairement obstacle à une nouvelle arrestation légale pour l'exécution de la remise.

La Cour suprême a également limité les appels concernant certaines mesures de contrainte. Dans l’affaire nº 947/23713/22 du 31 août 2023, la chambre pénale de cassation a jugé qu’un refus du juge d’imposer une assignation à résidence selon l’article 585 aux fins d’extradition n’était pas susceptible d’appel. Le chapitre 44 du Code fixe la liste particulière des décisions susceptibles d’appel; l’article général 309 ne l’élargit pas. Il s’agissait du recours du procureur contre ce refus, et non d’un recours ordinaire fondé sur l’article 591. Vérifiez donc la catégorie exacte de l’ordonnance au regard des articles 583, 584 et 591 avant de calculer le délai de cinq jours.

Présentez l'ordonnance de détention, le procès-verbal d'arrestation, les justificatifs de domicile, les soins nécessaires et les garanties personnelles. Si l'acte initial relève de l'arrestation provisoire de l'article 583, il faut vérifier ses conditions et délais spécifiques, ainsi que le traité, au lieu d'appliquer directement le plafond de l'article 584. Un recours contre la détention ne tient jamais lieu de plainte contre la décision d'extradition.

Ce que montrent réellement les arrêts ukrainiens

Les arrêts des 23 mars et 26 juin 2023 illustrent respectivement l'importance du dépôt effectif d'une demande de protection et le devoir d'examiner des éléments médicaux pertinents. Leur enseignement ne consiste pas à affirmer que tout demandeur d'asile ou tout malade obtient gain de cause. Il faut démontrer l'erreur de l'autorité, la règle applicable et les faits du dossier. Le juge local et la cour d'appel doivent tenir compte de la jurisprudence pertinente de la Cour suprême et de ses différences factuelles.

Le précédent Soldatenko c. Ukraine (Cour européenne des droits de l'homme, 2008) concerne des risques au regard de la Convention et l'ancien droit ukrainien de la détention. Ses principes de protection restent instructifs, mais les règles de détention d'avant le CPP actuel ne doivent pas remplacer l'article 584. L'avocat doit également rechercher d'éventuels arrêts ultérieurs limitant les solutions de 2023.

Pourquoi le pays requérant et le traité font varier la défense

L'Ukraine n'appartient pas à l'Union européenne : le mandat d'arrêt européen ne s'applique pas à une remise depuis l'Ukraine. On examine d'abord la Convention européenne d'extradition de 1957, les protocoles effectivement applicables, les éventuels traités bilatéraux et la loi ukrainienne. La réserve ukrainienne relative à la santé et le seuil conventionnel d'un an doivent être lus avec les déclarations et réserves des deux États, à la date pertinente.

La coopération sur la base de la Convention de Minsk de 1993 a été affectée par les décisions ukrainiennes de 2022 concernant la Russie et le Bélarus. Dans l'affaire 757/12448/22-k du 6 décembre 2023, la Cour suprême a rejeté le pourvoi du procureur après l'annulation d'une extradition fondée sur la Convention de Minsk, suspendue dans ces relations par une loi entrée en vigueur le 23 décembre 2022. La Cour a recherché le fondement réel de la demande reçue ; elle n'a pas posé une impossibilité automatique de toute extradition demandée par la Russie. Il faut obtenir la demande originale et vérifier tout fondement conventionnel alternatif.

Les réalités de la loi martiale depuis le 24 février 2022 et les déclarations internationales de l'Ukraine peuvent être pertinentes, sans autoriser à présumer que tous les tribunaux ou toutes les obligations d'extradition sont suspendus. Pour chaque moyen, l'avocat doit relier le texte actuel, la juridiction compétente, une éventuelle jurisprudence postérieure et les conséquences concrètes pour la remise projetée.

L’arrêt du 6 décembre 2023 ne crée pas à lui seul un droit général au refus de toute demande provenant de Russie ou du Bélarus. Sa portée dépend de l’accord invoqué, des dates de suspension et de la base juridique véritablement présentée à l’Ukraine. Il convient donc d’obtenir le texte de la demande étrangère et la décision qui l’a accueillie, puis de comparer précisément les instruments en vigueur à la date pertinente. Par ailleurs, l’état de guerre ne justifie ni la supposition que toute extradition est suspendue, ni l’idée que tout tribunal serait devenu incompétent. Les faits de chaque procédure demeurent déterminants.

Mesures urgentes européennes, constitutionnelles et internationales

Lorsque la remise imminente créerait un risque irréparable, une demande de mesure provisoire au titre de l'article 39 du règlement de la CEDH (Rule 39) peut exceptionnellement être envisagée contre l'Ukraine. Le simple dépôt n'arrête pas automatiquement la remise : il faut établir l'urgence, le danger individualisé, la date envisagée et les décisions internes. La Russie a cessé d'être partie à la Convention le 16 septembre 2022 et le Bélarus n'y a jamais adhéré, mais la demande contre l'Ukraine peut toujours porter sur la décision ukrainienne de transfert. Voir la saisine de la Cour européenne des droits de l'homme.

Une plainte constitutionnelle devant la Cour constitutionnelle d'Ukraine vise la constitutionnalité d'une loi appliquée par une décision juridictionnelle définitive, non une nouvelle appréciation de la culpabilité. En principe, elle est présentée dans les trois mois après l'entrée en vigueur de la décision définitive, sous les exigences de recevabilité et d'épuisement. Elle ne remplace pas les recours ordinaires et ne suspend pas de plein droit la remise.

Une communication individuelle à un comité conventionnel de l'ONU et une demande de mesures provisoires ne sont possibles que si la procédure est ouverte à la personne et si ses conditions, notamment l'épuisement et la non-duplication, sont satisfaites. Une demande de rectification des données INTERPOL suit encore une autre voie : elle ne remplace ni le recours ukrainien ni une mesure de sauvegarde d'urgence.

Documents à transmettre aujourd'hui à l'avocat ukrainien

  1. La décision de remise et la preuve datée de sa notification ; les décisions de détention, les procès-verbaux et la demande étrangère si elle est disponible.
  2. La preuve de citoyenneté, les dates des faits et de la condamnation, les textes de sanction et les calculs de prescription propres au motif invoqué.
  3. Toutes les pièces de protection internationale : copie exacte de la demande, récépissés, enregistrements, refus, recours et décisions non définitives.
  4. Les certificats médicaux récents, un avis sur le transport, les preuves de risques individuels et les traductions utiles au tribunal.
  5. La confirmation écrite du recours adressé au juge compétent, du recours en appel s'il y a lieu, et l'examen séparé de la détention et des mesures urgentes.

Évitez les erreurs qui rendent les moyens inopérants : saisir le mauvais juge, supposer que l'effacement d'une notice rouge annule la procédure nationale, confondre liberté provisoire et refus d'extradition, ou consentir à la procédure simplifiée sans en comprendre l'irrévocabilité. Une fille qui assiste son père détenu peut recueillir les actes et preuves de notification, sans présumer qu'elle possède personnellement qualité pour signer son recours.

Questions fréquentes

Une nationalité ukrainienne acquise après l'arrestation empêche-t-elle l'extradition ?

Le texte de l'article 589(1)(1) retient la nationalité à la date de la décision d'extradition. Il faut prouver la validité de l'acquisition et sa date d'effet.

Une demande d'asile entraîne-t-elle immédiatement la libération ?

Non. L'article 590(4) limite la possibilité de décider de la remise ; la privation de liberté est examinée séparément selon l'article 584 ou la règle de détention applicable.

Un membre de la famille peut-il introduire lui-même le recours ?

Il peut rassembler les documents et mandater un avocat, mais l'article 591 reconnaît qualité à la personne concernée, à son défenseur ou à son représentant légal. Vérifier les pouvoirs et signatures avant le dépôt.

Le refus ukrainien met-il fin aux poursuites étrangères ?

Non. Il empêche la remise en cause, sans annuler le dossier étranger ni garantir la libre circulation dans des pays tiers ; des poursuites ukrainiennes peuvent aussi être possibles.

Sources et décisions

Pour examiner une décision déjà notifiée et coordonner la défense transfrontalière avec un avocat ukrainien compétent, demander une consultation confidentielle.

Dernière mise à jour: 2026-10-23

Auteur: Razmik Khachatrian

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