Extradition au Monténégro : procédure, délais et rôle de l’avocat
Dans une nouvelle procédure d’extradition au Monténégro, une Haute Cour examine si les conditions légales de remise sont réunies, puis le ministre de la Justice prend normalement la décision exécutive finale d’autoriser ou non l’extradition. La procédure est régie par la loi sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale, en vigueur depuis le 7 janvier 2026, ainsi que par tout traité d’extradition applicable entre le Monténégro et l’État requérant. Il n’existe pas de délai unique garanti pour l’ensemble de l’affaire, mais plusieurs délais légaux sont très courts.
Pour une vue d’ensemble du parcours, de la demande d’extradition à la décision finale, consultez le guide général de la procédure d’extradition.
Quelle loi régit une demande d’extradition adressée au Monténégro ?
Le principal texte national est le Zakon o međunarodnoj pravnoj pomoći u krivičnim stvarima (loi sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale), Journal officiel du Monténégro n° 160/2025. Ses articles 14 à 29 régissent l’extradition. Selon l’article 15, un traité international applicable prévaut lorsqu’il prévoit une règle différente ; l’article 2 prévoit le recours à la réciprocité lorsqu’il n’existe pas de traité ou que celui-ci ne règle pas une question. En vertu de l’article 9, le ministère de la Justice est l’autorité centrale de communication.
La nouvelle loi est entrée en vigueur le 7 janvier 2026 et a abrogé l’ancienne loi, telle que modifiée en 2013 et 2019. L’article 65 maintient l’application de l’ancien texte aux procédures d’entraide déjà engagées et non terminées à cette date. Il faut donc établir la date juridique de début de la procédure avant de calculer un délai ou de choisir une règle de recours.
| Instrument | Rôle dans l’affaire |
|---|---|
| Loi de 2025, art. 14–29 | Régit la procédure, la détention, le contrôle judiciaire, l’extradition simplifiée, la décision ministérielle et la remise. |
| Loi de 2025, art. 2 et 15 | Établit la priorité des traités applicables et le recours à la réciprocité lorsque nécessaire. |
| Convention européenne d’extradition (STE 024), art. 6, 12 et 16 | Régit les demandes entre ses parties, notamment la nationalité, les pièces à fournir et l’arrestation provisoire. Elle s’applique au Monténégro depuis le 6 juin 2006. |
| Protocoles additionnels à la Convention | Le premier protocole (STE 086) s’applique au Monténégro depuis le 6 juin 2006 ; le deuxième (STE 098) depuis le 1er mai 2009 ; les troisième (STCE 209) et quatrième (STCE 212) depuis le 1er mai 2026. Un protocole ne s’applique que s’il est en vigueur entre les deux États concernés. |
| Loi sur les tribunaux, art. 15, 16(4) et 20, modifiée en 2026 | Identifie les deux Hautes Cours, leur compétence territoriale et le rôle de la Cour d’appel en cas de recours. |
Les tableaux du Bureau des traités du Conseil de l’Europe consultés le 26 octobre 2026 ne font état d’aucune réserve ni déclaration propre au Monténégro concernant les troisième et quatrième protocoles ; il faut néanmoins vérifier la position de l’autre État et l’existence de relations conventionnelles entre les deux pays. Le Monténégro reste un pays candidat à l’UE et non un État membre : le mandat d’arrêt européen (MAE) n’est donc pas, à ce jour, une procédure de remise opérationnelle vers le Monténégro. La loi sur la coopération judiciaire en matière pénale avec les États membres de l’UE a été publiée au Journal officiel n° 137/2026 et est entrée en vigueur le 29 septembre 2026, mais son article 194 en reporte l’application jusqu’à l’adhésion du Monténégro à l’UE. D’ici là, une demande d’un pays de l’UE suit la loi actuelle sur l’extradition et les traités applicables entre les deux États ; la nouvelle loi de coopération avec l’UE ne remplace pas encore cette voie. Un traité bilatéral peut modifier certains détails, notamment le traitement des ressortissants, et doit donc être vérifié.
Quelle juridiction et quelle autorité prennent les décisions ?
L’indication « Haute Cour (Podgorica / Bijelo Polje) » est correcte au niveau de la juridiction compétente. Selon l’article 16(4) de la loi sur les tribunaux, une Haute Cour mène la procédure destinée à déterminer si les conditions d’extradition d’une personne poursuivie ou condamnée sont réunies. La Viši sud u Podgorici (Haute Cour de Podgorica) et la Viši sud u Bijelom Polju (Haute Cour de Bijelo Polje) se partagent la compétence territoriale conformément à l’article 15. La modification de la loi sur les tribunaux publiée au Journal officiel n° 64/2026 est applicable depuis le 21 août 2026 ; les anciennes cartes judiciaires peuvent donc être dépassées. Vérifiez la compétence selon les règles territoriales en vigueur et le lieu où se trouve la personne, sans vous fier à une ancienne carte ou au seul aéroport.
Le juge d’instruction informe la personne de la demande et des éléments invoqués, puis entend sa défense. Une formation collégiale de la Haute Cour décide si les conditions d’extradition sont réunies ; la juridiction immédiatement supérieure est la Cour d’appel du Monténégro (Apelacioni sud Crne Gore). Dans la procédure ordinaire, le ministre de la Justice prend la décision exécutive finale après l’étape judiciaire. La constatation judiciaire que les conditions sont réunies ne vaut pas autorisation finale du ministre.
Les questions pratiques propres à la juridiction locale sont traitées séparément dans le guide de la Haute Cour de Podgorica ; la présente page décrit la procédure nationale.
Quelles sont les étapes, de l’alerte initiale à la remise ?
| Étape | Autorité | Délai ou point de départ | Action de la défense |
|---|---|---|---|
| Demande ou signalement de recherche | État requérant ; ministère ; police selon le cas | La procédure peut commencer sur la base d’une demande ou d’un signalement international de recherche (art. 18). | Identifier l’État requérant, l’infraction alléguée, le traité applicable et vérifier si la demande formelle est arrivée. Conserver les documents d’arrestation. |
| Première comparution | Juge d’instruction de la Haute Cour compétente | La personne doit être informée sans délai du motif de la demande et des éléments invoqués (art. 19). | Demander un interprète si nécessaire, obtenir l’assistance d’un avocat et vérifier les données d’identité. |
| Examen judiciaire | Juge d’instruction, procureur, défense et collège de la cour | Le collège statue dans les huit jours suivant la réception du dossier (art. 21). | Vérifier l’identité, les pièces, la prescription, les procédures antérieures et les conditions du traité ; demander les documents manquants. |
| Décision positive sur les conditions d’extradition | Haute Cour ; Cour d’appel | Recours dans les trois jours suivant la réception ; la juridiction supérieure statue dans les huit jours suivant la réception du recours (art. 23). | Obtenir immédiatement la décision écrite et la preuve de sa notification. Ne pas attendre un résumé si le délai a commencé. |
| Décision de refus | Haute Cour ; juridiction immédiatement supérieure | Le refus est transmis automatiquement pour contrôle ; après avoir recueilli les observations du procureur, la juridiction supérieure peut le confirmer, l’annuler ou le modifier (art. 22). | Vérifier si la décision est définitive et ce qu’il advient de la détention ; le refus peut ne pas être définitif avant la fin du contrôle. |
| Décision du ministre | Ministre de la Justice | Après que la décision judiciaire positive est devenue définitive (art. 23(5)); aucun délai général en jours n’est fixé. | Transmettre les éléments actuels relatifs à la protection internationale, à la sécurité et à l’accès à un avocat. |
| Remise | Police et État requérant, avec coordination du ministère | L’État requérant doit prendre la personne dans les 30 jours suivant la transmission de la décision d’extradition. Si la remise n’a pas lieu dans les 15 jours suivant la date fixée, la libération est requise, sous réserve d’une prolongation justifiée jusqu’à 30 jours à compter de cette date (art. 27). | Consigner la date de la décision, la date prévue pour la remise et toute prolongation ; vérifier si une autre procédure nationale influe sur la détention. |
L’article 14 impose un traitement urgent, mais ne garantit pas une durée totale unique. La complétude du dossier, les canaux conventionnels, les recours, les procédures de protection et les affaires parallèles au Monténégro peuvent influer sur le calendrier. Le délai de huit jours accordé au collège commence à la réception du dossier, et non à la date de l’arrestation. En cas de recours contre une décision positive, la juridiction supérieure ne peut annuler la décision et renvoyer l’affaire pour réexamen qu’une seule fois (art. 23(4)).
Le transit constitue une question distincte. Si le Monténégro est seulement invité à autoriser le passage sur son territoire d’une personne remise entre deux autres États, il ne faut pas supposer que la procédure nationale d’extradition s’applique sans adaptation : le traité applicable et les règles spécifiques de transit doivent être vérifiés. Le présent guide porte sur les demandes de remise d’une personne depuis le Monténégro.
Quels documents doivent accompagner la demande ?
L’article 18 exige les données permettant d’établir l’identité, les renseignements sur la nationalité, un acte d’accusation, un jugement ou une décision de détention (ou un document équivalent), une description et une qualification juridique de l’infraction ainsi que le texte pertinent du droit pénal de l’État requérant. Si l’infraction a été commise dans un pays tiers, un extrait du droit pénal de ce pays est également requis. Les pièces rédigées dans une langue étrangère doivent être accompagnées d’une traduction certifiée en monténégrin. Les autorités peuvent demander des informations supplémentaires.
Une erreur d’identité, l’absence du jugement, un calcul imprécis du reliquat de peine ou une traduction incomplète peuvent empêcher un contrôle adéquat. Une notice rouge ou une diffusion d’INTERPOL peut expliquer comment la personne a été localisée, mais ne prouve pas à elle seule que le dossier d’extradition est complet.
- Conservez le procès-verbal d’arrestation, les références de la notice ou du mandat et tous les documents remis par la police ou la cour.
- Préparez le passeport, les preuves de nationalité et les documents relatifs à une double nationalité ou à un changement de nom.
- Obtenez l’acte d’accusation ou le jugement étranger, la décision de détention, le calcul de peine et les traductions certifiées disponibles.
- Fournissez les informations sur toute affaire monténégrine portant sur les mêmes faits, tout jugement national définitif ou toute demande de protection ou d’asile.
- Tenez une chronologie datée des audiences, décisions et notifications : le délai de recours peut courir à compter de la réception.
Pour comprendre la portée distincte d’une notice rouge, consultez le guide de vérification d’une notice rouge INTERPOL. Il s’agit d’un mécanisme d’alerte, non d’une décision nationale de remise.
Comment fonctionnent l’arrestation et la détention avant et pendant la demande ?
L’article 20 permet la détention en vue de l’extradition lorsqu’il existe un risque de fuite ou un autre motif prévu par le Code de procédure pénale ; le juge peut imposer d’autres mesures pour garantir la présence de la personne. Une détention peut être ordonnée avant l’arrivée de la demande formelle si l’État requérant le demande ou s’il existe des soupçons fondés d’une infraction susceptible de donner lieu à extradition.
La personne doit être libérée si la demande formelle n’est pas présentée dans les 18 jours suivant la détention, ou dans les 40 jours si l’État requérant demande une prolongation. Dans des circonstances exceptionnelles et justifiées, l’article 20(4) semble permettre une prolongation supplémentaire de 30 jours au maximum sur demande de l’État requérant. Toutefois, l’article 16(4) de la Convention européenne d’extradition fixe à 40 jours la durée maximale de l’arrestation provisoire relevant de la Convention. Lorsque celle-ci s’applique, la défense doit invoquer cette limite conventionnelle et demander une décision motivée ; les 30 jours supplémentaires ne doivent pas être présentés comme une prolongation générale de la limite conventionnelle.
Après réception de la demande formelle, l’article 20(6) maintient la détention pendant la procédure jusqu’à l’expiration du délai d’exécution de la décision du ministre ou jusqu’à la remise. L’article 20(7) exige que la cour vérifie si les motifs de détention subsistent. La nouvelle loi ne fixe pas de plafond global unique pour toute détention après réception de la demande ; la poursuite de la détention doit être appréciée au regard de ses motifs, de la diligence de la procédure, du traité et des normes relatives aux droits humains.
Dans un avis du 4 février 2026, la Cour constitutionnelle a décrit une affaire antérieure régie par l’ancienne loi : elle avait constaté que la détention s’était poursuivie pendant 12 jours au-delà de l’ancien plafond de huit mois, sans décision judiciaire de détention. L’avis précise que la nouvelle loi a supprimé les durées fixes de détention. Cela ne crée pas de plafond de huit mois sous la loi actuelle ; il faut déterminer la loi applicable au titre de l’article 65 et vérifier qu’une décision judiciaire valable justifie toujours la détention.
L’avocat devrait demander au juge d’examiner les mesures moins restrictives autorisées par le Code de procédure pénale. La loi sur l’extradition mentionne d’« autres mesures », mais ne garantit pas une libération sous caution dans chaque affaire. Une demande de mise en liberté doit répondre aux motifs concrets de la détention et fournir des informations vérifiables sur l’identité, le domicile, les liens familiaux et les modalités de comparution.
Voir également le guide sur l’arrestation provisoire en matière d’extradition.
Que change la nationalité monténégrine, le consentement à l’extradition ou l’existence de demandes de plusieurs États ?
L’article 16(1) prévoit comme condition que la personne ne soit pas ressortissante monténégrine. L’article 12 de la Constitution permet toutefois l’extradition d’un ressortissant lorsque les obligations internationales du Monténégro l’exigent, et l’article 15 donne priorité au traité qui prévoit une règle différente. La Convention européenne ne contraint pas, à elle seule, les États à extrader leurs propres ressortissants, mais un accord bilatéral peut modifier la situation. En cas de double nationalité, il faut vérifier les deux nationalités et l’accord applicable.
Selon l’article 29, l’extradition simplifiée n’est possible que si un seul État recherche la personne, que les conditions légales sont remplies et que la personne consent. Le consentement est consigné devant la cour comme volontaire et éclairé et ne peut pas être retiré. La personne peut renoncer séparément au principe de spécialité, qui limite les poursuites ou l’exécution d’une peine pour d’autres infractions antérieures à la remise, ainsi qu’une remise ultérieure à un État tiers sans le consentement du Monténégro. Cette renonciation n’est pas automatique et ne peut pas être retirée.
Si deux États ou plus recherchent la même personne, la procédure simplifiée est exclue. En vertu de l’article 28, la cour examine séparément chaque demande ; le ministre décide ensuite d’autoriser ou non l’extradition en tenant compte de la gravité des infractions, du lieu de commission, de l’ordre des demandes, de la nationalité et de la possibilité d’une extradition ultérieure. La constatation judiciaire des conditions et le choix du pays de destination par le ministre sont deux décisions distinctes.
Que fait un avocat en extradition à chaque étape ?
Lors de la première comparution, l’avocat vérifie l’identité, le fondement déclaré de l’arrestation, l’accès à un interprète, la représentation et l’explication consignée de la demande. Il doit déterminer s’il s’agit d’une arrestation provisoire, d’une demande formelle ou d’une autre procédure, calculer le délai à partir de la date réelle de détention et vérifier toute limite conventionnelle plus stricte.
Lors du contrôle judiciaire, l’avocat compare le dossier à la loi et au traité, vérifie les traductions, les procédures antérieures et les pièces justificatives, et examine les questions de nationalité, de lien territorial, de double incrimination, de prescription, d’identité et de preuve. L’article 17 traite aussi des infractions politiques ou militaires, des seuils minimaux de gravité et des garanties relatives à la peine de mort.
Après une décision positive, l’avocat obtient la décision écrite et agit, si nécessaire, dans le délai de trois jours. Au stade ministériel, il devrait soumettre des éléments à jour sur la protection internationale, le risque de persécution, le conflit armé, la sécurité personnelle et l’accès à un avocat dans la procédure ayant précédé l’extradition. L’article 24 interdit l’extradition dans certaines circonstances, notamment lorsque la personne bénéficie d’une protection internationale, lorsqu’il existe un risque raisonnable de persécution pour un motif protégé, dans certains cas de risque pour la vie ou la sécurité en période de guerre ou de conflit armé, ou lorsque la personne n’a pas pu avoir un avocat dans la procédure antérieure.
La décision du ministre est exécutoire et l’article 24(7) n’autorise pas de recours ordinaire. Toute voie constitutionnelle ou conventionnelle, y compris une demande de mesure provisoire, doit être évaluée d’urgence au regard des faits et ne suspend pas automatiquement la remise. Un avis officiel de la Cour constitutionnelle du 24 avril 2026 a également signalé une mesure provisoire suspendant une extradition vers les États-Unis pendant l’examen d’une évaluation précise du risque. L’avis indiquait qu’il ne s’agissait pas d’une décision définitive sur la plainte ; la remise n’est donc pas automatiquement suspendue dans les autres affaires. Pour les motifs de refus et les voies de contestation propres au Monténégro, consultez le guide pour empêcher une extradition au Monténégro.
Que doivent faire la famille et l’avocat étranger dès maintenant ?
- Confirmer le nom, la nationalité, le lieu où se trouve la personne, la date de détention et l’autorité qui a procédé à l’arrestation. Ne pas déduire le fondement juridique d’un article de presse ou d’une alerte INTERPOL seulement.
- Demander si la requête formelle est arrivée au ministère et à la Haute Cour, et obtenir la décision de détention ainsi que la convocation à l’audience.
- Noter la date de notification de chaque décision. Le recours contre une décision positive sur les conditions d’extradition doit être déposé dans les trois jours suivant sa réception.
- Transmettre à l’avocat local le numéro de l’affaire étrangère, les actes d’accusation ou jugements, le calcul de peine, les documents d’identité et de nationalité et les informations sur les procédures parallèles ou la protection.
- Demander à l’avocat d’identifier le traité applicable, les réserves ou déclarations pertinentes, le délai d’arrestation provisoire et l’existence de demandes de plusieurs États.
- Ne pas consentir à une extradition simplifiée et ne pas renoncer à la spécialité avant d’avoir compris les conséquences irréversibles.
Exemple hypothétique. Un ressortissant serbe est arrêté à Podgorica sur la base d’un signalement international, mais la demande complète n’est pas encore arrivée. Son avocat consigne la date de détention et vérifie si la Convention européenne d’extradition s’applique. Si elle s’applique, la limite conventionnelle de 40 jours peut compter malgré la clause de prolongation exceptionnelle du droit national. Une fois la demande reçue, la défense examine le dossier, le délai de huit jours accordé au collège et, si les conditions sont jugées réunies, le délai de recours de trois jours. Il faut établir le traité et les dates de départ des délais avant de prédire une libération.
L’extradition n’est pas une mesure d’éloignement migratoire ou une expulsion : la voie utilisée détermine l’autorité décisionnaire et les garanties applicables. Voir extradition ou expulsion.
Questions fréquentes sur l’extradition depuis le Monténégro
Une notice rouge INTERPOL signifie-t-elle que le Monténégro a déjà autorisé l’extradition ?
Non. Une notice peut déclencher la localisation de la personne ou une arrestation provisoire, mais les autorités monténégrines doivent encore suivre la procédure d’extradition applicable et prendre les décisions requises.
Le délai de recours de trois jours commence-t-il à l’arrestation ?
Non. L’article 23 le fait courir à compter de la réception de la décision de la Haute Cour constatant que les conditions légales de l’extradition sont réunies. Conservez la preuve de la date et de l’heure de notification.
Existe-t-il une durée maximale unique de détention pour toute la procédure ?
La loi fixe des délais précis pour la détention avant réception de la demande formelle et pour la remise après la décision, mais elle ne prévoit pas un plafond global unique applicable à toutes les affaires. La cour doit continuer à vérifier si les motifs de détention subsistent, et les limites conventionnelles peuvent être plus strictes.
Peut-on consentir à l’extradition tout en conservant la protection du principe de spécialité ?
C’est possible, mais le libellé du consentement compte. L’article 29 permet une renonciation expresse et distincte à la spécialité dans la même déclaration ; cette renonciation ne peut pas être retirée. Le consentement et la renonciation doivent donc être examinés séparément avec un avocat.
Sources et textes juridiques
- Journal officiel du Monténégro : loi sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale, n° 160/2025 (publication et entrée en vigueur).
- Ministère de la Justice : publication de la nouvelle loi sur l’entraide judiciaire internationale en matière pénale.
- Fiche documentaire du ministère de la Justice donnant accès au texte officiel de la loi (n° 160/2025).
- Loi sur les tribunaux du Monténégro, y compris la compétence des Hautes Cours.
- Journal officiel : modification de 2026 de la loi sur les tribunaux, n° 64/2026.
- Bureau des traités du Conseil de l’Europe : Convention européenne d’extradition (STE n° 024).
- Bureau des traités du Conseil de l’Europe : premier protocole additionnel (STE n° 086).
- Bureau des traités du Conseil de l’Europe : deuxième protocole additionnel (STE n° 098).
- Bureau des traités du Conseil de l’Europe : troisième protocole additionnel (STCE n° 209).
- Bureau des traités du Conseil de l’Europe : quatrième protocole additionnel (STCE n° 212).
- Gouvernement du Monténégro : Constitution, notamment l’article 12 sur l’extradition des ressortissants.
- Journal officiel n° 137/2026 : loi sur la coopération judiciaire en matière pénale avec les États membres de l’UE (application différée jusqu’à l’adhésion à l’UE par l’article 194).
- Commission européenne : statut actuel du Monténégro au regard de l’adhésion à l’UE.
- Texte intégral de la loi de 2026 sur la coopération judiciaire en matière pénale avec les États membres de l’UE.
- Cour constitutionnelle du Monténégro : avis officiel sur la détention sous l’ancienne loi (4 février 2026).
- Cour constitutionnelle du Monténégro : avis officiel sur une mesure provisoire suspendant une extradition (24 avril 2026).
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