L’extradition par pays

Comment empêcher une extradition depuis l’Arménie : motifs, recours et délais

Une extradition depuis l’Arménie peut être empêchée si un motif de refus prévu par la loi ou le traité applicable est établi, ou si l’autorisation est annulée par le contrôle judiciaire; l’issue dépend du dossier. Selon la loi HO-464-N sur l’assistance juridique en matière pénale actuellement en vigueur, le Procureur général décide des demandes liées à une enquête étrangère avant procès, tandis que le ministre de la Justice décide lorsque l’affaire est devant un tribunal étranger ou qu’un jugement existe. Pour les relations régies par HO-464-N, contestez l’autorisation devant le tribunal de première instance de compétence générale situé au lieu de l’autorité décisionnaire dans les 10 jours suivant la réception; les délais de recours puis de cassation sont de 5 jours chacun à compter de la réception de la décision précédente. La légalité de l’arrestation et la détention aux fins d’extradition relèvent de voies et délais distincts. L’article 95 maintient les chapitres pertinents du Code de procédure pénale de 1998 pour les relations d’entraide antérieures; il faut donc identifier le régime applicable avant de calculer les délais.

Identifier la décision et la loi applicable

Le cadre actuel est la loi HO-464-N sur l’assistance juridique en matière pénale (titre arménien: «Քրեական վարույթներով իրավական օգնության մասին»), adoptée le 15 novembre 2024 et entrée en vigueur le 12 décembre 2024; la consolidation utilisée ici s’applique depuis le 1er septembre 2026. Les articles 28 à 49 régissent l’extradition et les recours associés. Selon l’article 95, les relations de coopération nées avant l’entrée en vigueur restent soumises aux chapitres pertinents du Code de procédure pénale de 1998. Il faut donc dater la relation avant de calculer les délais: les anciens articles 479 ou 488 peuvent ne pas régir un dossier nouveau.

Selon l’article 32(1), le procureur général décide si l’affaire étrangère est au stade préliminaire; le ministre de la Justice décide si elle est devant un tribunal étranger ou si un jugement a été rendu, sous réserve du traité applicable. L’autorité doit remettre sa décision à la personne et expliquer les voies de recours (article 32(2)). Les tribunaux contrôlent cette décision au titre de l’article 34 et examinent séparément la détention au titre des articles 42 à 48. Pour la procédure générale, voir Extradition depuis l’Arménie.

L’Arménie ne relève pas du mandat d’arrêt européen de l’Union européenne. Pour un État partie à la Convention européenne d’extradition de 1957 (STE 024), il faut vérifier la Convention, les protocoles applicables, les réserves arméniennes et la situation conventionnelle de l’État requérant. L’Arménie est liée par la Convention depuis le 25 avril 2002 et par ses deux premiers protocoles depuis le 17 mars 2004; elle a signé, mais n’a pas ratifié, le quatrième protocole additionnel (STCE 212). En l’absence de traité, l’article 61 ne permet la remise sur la base de la réciprocité que dans le cadre d’un arrangement obtenu par la voie diplomatique et préalablement coordonné par écrit, par l’intermédiaire du ministère arménien des Affaires étrangères et du Commerce international, entre l’État requérant et l’autorité compétente au titre de l’article 32. Selon l’article 62, la remise doit être refusée dès qu’un motif de l’article 33 est établi, indépendamment des garanties de l’article 37. Vérifiez l’existence de l’arrangement concret: la réciprocité n’est pas automatique.

Quels motifs arméniens peuvent empêcher la remise?

En vertu de l’article 33(2), la demande doit être refusée lorsqu’un motif prévu s’applique, sauf disposition contraire d’un traité ratifié. Il faut prouver les faits correspondant au critère légal. L’article 28 et l’article 55 de la Constitution protègent les citoyens arméniens et interdisent l’extradition en cas de risque réel de peine de mort, de torture ou de traitement inhumain ou dégradant. Les réserves conventionnelles peuvent ajouter des motifs; vérifiez aussi le texte du traité applicable.

MotifBase et effetPreuves à réunir
Persécution discriminatoire ou politiqueArticle 33(2)(1): motifs sérieux de croire que la demande vise une poursuite ou une peine fondée sur la race, la religion, la nationalité, le groupe social ou l’opinion politique.Menaces datées, déclarations, historique des poursuites, affaires comparables, rapports indépendants et pièces authentifiées.
Risque de torture ou de mauvais traitementsArticle 33(2)(2) et Constitution, article 55(1): le risque doit être réel et individualisé; des critiques générales du système pénitentiaire peuvent ne pas suffire.Dossier médical et pénitentiaire, établissement identifié, informations récentes fiables, menaces et garanties proposées.
Citoyenneté arménienneArticles 28 et 33(2)(3); l’article 55(2) de la Constitution prévoit une exception seulement dans les cas visés par un traité ratifié. La déclaration arménienne au titre de l’article 6 de la STE 024 exclut l’extradition de ses ressortissants.Certificat de citoyenneté, passeports, décisions de nationalité, preuves d’acquisition ou de perte; documenter aussi la double nationalité.
Prescription ou autre obstacle légalArticle 33(2)(4): les poursuites ou l’exécution de la peine sont juridiquement impossibles en droit arménien.Date des faits, qualification, date du jugement, caractère exécutoire et calcul de prescription.
Affaire déjà tranchée en ArménieArticle 33(2)(5): jugement arménien ou décision de clôture, de non-engagement ou d’arrêt des poursuites pour les mêmes faits.Décisions certifiées et comparaison des faits, et pas seulement des intitulés d’infractions.
Peine de mort sans garantie suffisanteArticles 33(2)(6) et 37(1)(4): refus si l’État requérant ne garantit pas que la peine capitale ne sera ni prononcée ni exécutée.Loi pénale étrangère, chef d’accusation, garantie écrite et éléments sur sa fiabilité.
Tribunal extraordinaireArticle 33(2)(7); l’Arménie a également formulé une réserve à l’article 1 de la STE 024.Textes constitutifs du tribunal, compétence et attribution de l’affaire à cette juridiction.
Seuil de peine ou jugement par défautArticle 33(2)(8): peine prononcée de moins de six mois, ou extradition pour une infraction passible de moins d’un an d’emprisonnement selon l’une des deux lois pénales. L’article 33(2)(9), lu avec les articles 37(1)(6) et 38, exige les garanties applicables aux jugements par défaut.Les deux lois pénales, jugement certifié, preuve de notification et droit à un nouveau procès ou à un réexamen réel.
Sécurité ou intérêts vitaux, autre motif conventionnelArticle 33(2)(10)–(11): sécurité, ordre public, intérêts vitaux de l’Arménie ou autres motifs conventionnels; ce n’est pas une exception générale pour difficultés personnelles.Documents officiels concrets et texte du traité, de la réserve ou de la déclaration applicable.

Au titre de sa réserve à l’article 1 de la STE 024, l’Arménie peut aussi refuser la remise si l’âge ou la santé menace la vie ou la santé, ou si l’asile politique a été accordé en Arménie. Selon sa déclaration relative à l’article 16, en cas d’application de la Convention, l’arrestation provisoire doit prendre fin si la demande et les documents de l’article 12 ne sont pas reçus dans le délai d’un mois après l’arrestation. Ce délai conventionnel est distinct du délai légal général de détention provisoire, qui peut aller jusqu’à 40 jours, ou d’un autre délai prévu par traité.

La voie 10–5–5 pour contester la décision d’extradition

Le tableau ci-dessous ne vaut que pour les relations d’entraide régies par HO-464-N. En vertu de l’article 95, les relations nées avant le 12 décembre 2024 restent soumises aux chapitres pertinents du Code de procédure pénale de 1998; n’appliquez pas les délais 10–5–5 à une telle affaire sans vérifier ce Code et la date de naissance de la relation d’entraide.

Pour les relations régies par HO-464-N, l’article 34 régit le contrôle d’une décision d’autorisation ou de refus. La première plainte doit être déposée devant le tribunal de première instance de compétence générale situé au lieu de l’autorité décisionnaire (Հայաստանի Հանրապետության առաջին ատյանի ընդհանուր իրավասության դատարան), et non directement devant la Cour d’appel (Վերաքննիչ քրեական դատարան) comme le prévoyait l’ancien Code. Le bureau du Procureur général et le ministère de la Justice étant situés à Erevan, le tribunal territorialement compétent se trouve à Erevan; confirmez auprès du greffe la résidence judiciaire et le bureau de dépôt actuels. Conservez la preuve de réception de la décision et l’avis expliquant les recours.

RecoursJuridictionDélai de dépôt et de décision
Contrôle de l’autorisation ou du refusTribunal de première instance de compétence générale au lieu de l’autorité; article 34(2).Dépôt dans les 10 jours suivant la réception; décision dans les 5 jours suivant la réception de la plainte (article 34(3)).
Appel de la décision de première instanceJuridiction d’appel pénale; article 34(2).Dépôt dans les 5 jours suivant la réception; examen dans les 5 jours suivant la réception de la plainte.
Pourvoi en cassationCour de cassation (ՀՀ վճռաբեկ դատարան); article 34(2).Dépôt dans les 5 jours suivant la réception de la décision d’appel; décision dans les 5 jours suivant la plainte.
Contestation autonome de l’arrestationTribunal de première instance du lieu d’arrestation; articles 42 et 48.Dépôt dans les 15 jours suivant la privation effective de liberté; examen immédiat en cas de danger apparent pour la vie ou d’allégation de torture.
Appel d’une décision de détentionJuridiction d’appel pénale, puis Cour de cassation; article 48.Appel dans les 5 jours suivant la réception; cassation dans les 15 jours suivant la réception de l’acte d’appel. Ne pas confondre avec le délai de cinq jours de l’article 34.

Après notification écrite de la plainte, l’autorité décisionnaire doit transmettre le dossier justificatif dans les trois jours (article 34(4)). Les audiences de première instance et d’appel sont orales et à huis clos; demandez à participer et déposez les preuves traduites. La cassation peut être écrite ou orale. Les tribunaux ne rejugent pas les faits de l’affaire étrangère: ils vérifient la conformité au droit arménien et aux traités. Ils peuvent rejeter la plainte ou annuler la décision; l’annulation ne prouve pas l’innocence et ne met pas nécessairement fin aux poursuites étrangères.

La contestation de la détention est distincte et parfois urgente

Les délais des articles 42 et 48 ci-dessous ne s’appliquent eux aussi que si la relation est régie par HO-464-N. Pour une relation antérieure maintenue sous l’ancien Code par l’article 95, la voie et les délais peuvent différer; faites déterminer le droit applicable avant de compter les délais de 15, 5 et 15 jours.

L’article 39(3) limite à six heures la rétention destinée à identifier une personne lorsqu’aucune mesure étrangère privative de liberté n’existe. Si un mandat étranger existe, les articles 40 et 42 s’appliquent. L’article 42(1) permet de contester la légalité de l’arrestation devant le tribunal du lieu d’arrestation dans les 15 jours à compter de la privation effective de liberté. Un danger apparent pour la vie ou une allégation de torture impose un examen immédiat; sans demande de détention, l’audience intervient entre cinq et dix jours après réception de la plainte. L’appel de l’article 34 ne remplace pas ce recours.

L’article 43(1) permet une détention provisoire de 40 jours dans l’attente de la demande officielle, sauf autre délai conventionnel. L’article 44(7) prévoit initialement deux mois de détention en vue de l’extradition. L’article 45(3) permet des prolongations de deux mois au maximum, plafonne la détention d’extradition à 10 mois et, en règle générale, la garde totale à 11 mois et 10 jours. Les exceptions, les demandes de plusieurs États et la procédure postérieure à la décision prévue par l’article 46 modifient le calcul; l’article 46 autorise jusqu’à un mois supplémentaire pour le transfert effectif. Exigez une chronologie écrite de la détention et chaque décision de prolongation. Si un motif obligatoire de refus existe, l’article 44(5) impose le rejet de la demande de détention pour extradition.

L’article 48 accorde cinq jours à compter de la réception pour faire appel d’une décision de détention et 15 jours à compter de la réception de l’acte d’appel pour saisir la Cour de cassation. La juridiction d’appel statue dans les cinq jours suivant la réception du dossier; la cassation dispose de 15 jours après réception des pièces. L’asile ou une procédure relative aux droits humains n’annule pas automatiquement la détention. Vérifiez séparément si la demande étrangère est tardive, si le plafond de détention a expiré ou si l’ordonnance manque de base légale.

Asile, santé et garanties diplomatiques: quel effet?

Le Service des migrations et de la citoyenneté (Միգրացիայի և քաղաքացիության ծառայություն) traite les demandes d’asile et de statut de réfugié. Exposez les craintes de persécution ou de mauvais traitements et fournissez des preuves. L’asile et l’extradition sont deux procédures distinctes: le HCR indique qu’un refus d’asile peut être contesté et que le demandeur conserve son statut de demandeur d’asile pendant le recours. Ne supposez pas que le dépôt suspend toutes les étapes d’extradition; informez les deux autorités et demandez une protection explicite contre l’éloignement. L’article 41(5) protège aussi les demandeurs d’asile détenus contre les visites des représentants de leur pays d’origine sans leur consentement.

Pour une objection médicale, produisez le dossier médical actuel, l’avis d’un spécialiste sur l’aptitude au voyage à ce jour, l’itinéraire et la durée prévus, les besoins d’escorte, les soins disponibles dans l’État requérant et les risques liés à l’interruption des médicaments ou du traitement. La question juridique est le risque individuel d’un traitement interdit par l’article 55 de la Constitution et les motifs de refus ou règles conventionnelles applicables, et non le seul diagnostic. Demandez à l’autorité compétente et au tribunal de contrôle d’évaluer le risque concret du transfert et le caractère précis, fiable et réalisable de toute garantie.

Dans l’affaire de la Cour de cassation no 21/32-559-23 (décision du 7 février 2025, publiée le 13 mai 2025), l’autorisation a été maintenue au vu des preuves de nationalité et des garanties fournies. L’article 95 rendait l’ancien Code applicable, car la demande précédait le 12 décembre 2024. Le résultat dépend du dossier de cette affaire; la décision n’établit pas que les garanties suffisent toujours ni que toute demande de la Russie doit être accueillie. Le traité, la garantie précise et les preuves individuelles restent décisifs.

L’article 37 permet de demander des garanties sur la spécialité, le transfert vers un État tiers, la peine de mort, les mauvais traitements et un nouveau procès ou réexamen après un jugement par défaut. Vérifiez leur précision, l’autorité qui les donne et leur faisabilité; elles ne suppriment pas la protection de l’article 55 si un risque réel subsiste. L’article 38 exige des garanties de notification et de défense pour les jugements rendus en l’absence de l’accusé, sous réserve des traités. Obtenez le jugement étranger, la preuve de notification et les règles de nouveau procès.

Que faire si les juridictions arméniennes rejettent le recours?

Utilisez rapidement les recours de l’article 34. Après épuisement des recours judiciaires, un particulier peut contester, sur le fondement de l’article 169 de la Constitution et de l’article 69 de la loi constitutionnelle sur la Cour constitutionnelle, une disposition normative appliquée par la décision judiciaire définitive qui porterait atteinte à un droit fondamental. Le délai est de six mois après l’entrée en vigueur de la décision définitive. Il ne s’agit pas d’un nouvel appel sur les faits et cela ne suspend pas automatiquement la remise.

Une mesure provisoire au titre de l’article 39 du règlement de la CEDH peut être demandée contre l’Arménie dans des cas exceptionnels de risque imminent de dommage irréparable. L’État défendeur est l’Arménie pour sa propre décision de transfert; il ne faut pas présenter cette voie comme l’application de la CEDH à des actes de la Russie postérieurs à son retrait. Avant d’envisager une communication à un organe conventionnel de l’ONU ou une demande de mesures provisoires, vérifiez dans le Recueil des traités de l’ONU que l’Arménie a accepté la procédure individuelle concernée et que la communication est recevable; le dépôt ne suspend pas à lui seul la remise. Indiquez la date de transfert, les décisions et les preuves individualisées, ainsi que les raisons pour lesquelles les recours internes ne peuvent prévenir le dommage. Seule une mesure effectivement indiquée par la Cour protège contre le transfert. D.S. c. Arménie, no 82348/17 (15 février 2024), a constaté une violation de l’article 5(4) en raison du contrôle tardif de la détention d’extradition; elle n’a ni invalidé la poursuite étrangère ni créé un motif général de refus. Une demande distincte à la Commission de contrôle des fichiers d’INTERPOL ne supprime pas les décisions arméniennes et ne suspend pas automatiquement la remise. Voir le guide sur la Cour européenne des droits de l’homme et les recours relatifs aux notices INTERPOL.

Arbre de décision pratique pour la famille et la défense

  1. Aucune autorisation remise: obtenez le procès-verbal d’arrestation, le mandat étranger, la base conventionnelle et les documents d’identité et de nationalité. Si nécessaire, contestez la détention selon les articles 42/48 et transmettez les preuves de refus à l’autorité de l’article 32.
  2. Autorisation reçue: conservez la preuve de réception et déposez sous dix jours une plainte ciblée au titre de l’article 34 devant le tribunal du lieu de l’autorité décisionnaire. Demandez à participer et sollicitez une protection urgente contre le transfert si nécessaire.
  3. Recours rejeté en première instance: obtenez immédiatement la décision et faites appel dans les cinq jours de sa réception; après l’arrêt d’appel, calculez un nouveau délai de cinq jours pour la cassation de l’article 34. Ne le confondez pas avec les 15 jours de cassation en matière de détention.
  4. Détention illégale ou excessive: utilisez le recours distinct des articles 42 ou 48 et vérifiez chaque date de début, prolongation et réception des documents étrangers.
  5. Risque irréversible imminent: transmettez immédiatement les preuves aux autorités et tribunaux arméniens et envisagez une demande motivée au titre de l’article 39. L’asile et le recours constitutionnel ont leurs propres conditions et ne suspendent pas automatiquement la remise.

Exemple hypothétique à l’aéroport: Si un ressortissant géorgien est détenu à Zvartnots après une alerte INTERPOL, l’avocat doit obtenir la décision arménienne de détention et noter l’heure exacte de la privation effective de liberté. Selon l’article 42, la légalité de la détention doit être contestée dans les 15 jours devant le tribunal de première instance de compétence générale couvrant le lieu de l’arrestation; pour Zvartnots, le tribunal compétent est le tribunal de première instance de compétence générale du marz d’Armavir; confirmez auprès du greffe la résidence judiciaire et le bureau de dépôt compétents. Si le seuil de l’article 42(3)(1) est atteint — danger apparent pour la vie ou allégation de torture — demandez un examen immédiat. Cette voie est distincte du recours de l’article 34 contre une autorisation d’extradition ultérieure: si HO-464-N s’applique, déposez-le dans les 10 jours suivant la réception devant le tribunal situé au lieu de l’autorité décisionnaire. L’allégation de motivation politique exige des faits personnels corroborés; une notice rouge n’est pas en soi une décision d’extradition.

Exemple: double nationalité, maladie et jugement par défaut. Si le ministre de la Justice a autorisé la remise et que la personne pourrait être arménienne, obtenez immédiatement le dossier officiel de nationalité. L’article 28 et l’article 55 de la Constitution protègent les citoyens arméniens contre la remise, sauf exception prévue par un traité ratifié. Pour un jugement étranger rendu par défaut, vérifiez l’article 38 et le traité applicable: notification effective et possibilité réelle d’un nouveau procès ou d’un réexamen. En cas de maladie grave, produisez des éléments médicaux individuels sur le risque du transfert lui-même, et pas seulement un diagnostic; le diagnostic seul ne suffit pas à établir le motif juridique: les preuves doivent préciser le risque concret du transfert et la continuité des soins. Si HO-464-N s’applique, contestez la décision ministérielle dans les 10 jours de sa réception, puis respectez les délais distincts de 5 jours pour l’appel et de 5 jours pour la cassation à compter de la réception de chaque décision précédente. L’article 95 peut modifier la procédure pour les relations antérieures.

Erreurs qui peuvent faire échouer une contestation défendable

  • Appliquer les règles antérieures à décembre 2024 sans vérifier l’article 95 et la consolidation de septembre 2026.
  • Saisir directement la juridiction d’appel en première étape ou compter le délai depuis la date de la décision plutôt que sa réception.
  • Traiter une notice rouge INTERPOL comme une ordonnance d’extradition ou croire à une libération automatique après suppression de la notice.
  • Se limiter à la situation générale du pays sans preuve du risque individuel, de l’établissement concerné, de l’accusation ou de l’état médical.
  • Confondre refus d’extradition et immunité de poursuites en Arménie; la nationalité peut interdire la remise sans exclure des poursuites locales ou le transfert de procédure.
  • Supposer qu’une demande constitutionnelle, une demande d’asile ou un recours à Strasbourg suspend automatiquement la remise, ou oublier les délais de détention distincts.

Pour les questions d’accès aux juridictions et d’organisation de la défense à Erevan, voir Avocat en extradition à Erevan.

Questions fréquentes

Consentir à la remise fait-il perdre tous les recours?

Ne signez pas un consentement ou une renonciation sans conseil. Vérifiez la procédure légale et conventionnelle, les effets sur le contrôle judiciaire et la spécialité, et le caractère éclairé du consentement; ne présumez pas que l’article 34 restera inchangé.

Une personne libérée peut-elle être arrêtée de nouveau?

Selon l’article 43(10), la libération parce que la demande étrangère n’est pas arrivée pendant la période de détention provisoire n’empêche pas une détention ultérieure au titre de l’article 44. Exigez la base écrite de toute nouvelle détention; l’article 47 prévoit des règles distinctes pour le transfert de poursuites concernant des citoyens arméniens.

La double nationalité arménienne est-elle importante?

Oui. Établissez la nationalité par des documents officiels et vérifiez les exceptions conventionnelles. Selon la déclaration arménienne à la STE 024, la nationalité est appréciée à la date de la décision d’extradition; un second passeport ne suffit pas à exclure la nationalité arménienne.

Sources

Ce texte est informatif; un avocat arménien doit examiner le traité et le dossier. L’équipe du site peut coordonner la défense transfrontalière avec un avocat local indépendant via la demande de consultation.

Dernière mise à jour: 2026-10-24

Auteur: Razmik Khachatrian

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