L’extradition par pays

Avocat en extradition à Calgary : Court of King's Bench of Alberta et procédure locale

À Calgary, l’audience judiciaire d’extradition relève d’un juge de la Court of King's Bench of Alberta, au Calgary Courts Centre. La loi fédérale Extradition Act fixe les délais essentiels de comparution et de contrôle judiciaire. Sur place, il faut identifier le bon tribunal, vérifier le lieu de détention, demander tôt un interprète et déposer les recours auprès du greffe de Calgary de la Court of Appeal of Alberta. Une arrestation à YYC ne révèle pas, à elle seule, l’autorité qui l’a effectuée ni le lieu de détention.

Quels organismes de Calgary interviennent à chaque étape ?

L’article 2 de la loi fédérale conserve l’ancien intitulé « Court of Queen's Bench », mais la cour supérieure de l’Alberta s’appelle aujourd’hui Court of King's Bench of Alberta, et non Alberta Court of Justice. En vertu de la loi, le ministre peut délivrer une « Authority to Proceed »; une fois celle-ci délivrée, le procureur général du Canada peut demander à un juge un mandat d’arrêt ou une citation. Le ministère de la Justice du Canada indique que son International Assistance Group est le point de contact pour les demandes d’extradition. Vérifiez l’avocat fédéral affecté dans le dossier ou l’avis du tribunal au lieu de présumer l’existence d’un bureau municipal chargé des extraditions.

OrganismeRôle et informations locales
Court of King's BenchConnaît de l’affaire d’extradition et statue initialement sur la mise en liberté ou la détention. Calgary Courts Centre : 601 5th Street SW. Le guichet de dépôt est ouvert de 8 h 15 à 16 h en semaine, sauf jours fériés légaux.
Court of Appeal of Alberta — greffe de CalgaryReçoit les appels et demandes de contrôle judiciaire liés à une décision de mise en détention rendue à Calgary. Greffe : 2600, 450 1st Street SW; 8 h 15–16 h en semaine, sauf jours fériés légaux et jours entre Noël et le jour de l’An inclus. Les appels criminels sont entendus en salle 1404 au Calgary Courts Centre, et non au greffe.
Calgary Remand CentreLieu de détention possible, mais non automatique. Adresse : 12200 85 Street NW. Horaires de visite publiés : 18 h 15–22 h en semaine et 12 h 15–16 h les week-ends et jours fériés. Confirmez le lieu de détention et les règles en vigueur avant de vous déplacer.
Calgary Police Service Arrest ProcessingLe centre Spyhill Services Centre, au 12500 85 Street NW, traite les personnes détenues par la police de Calgary dans l’attente d’une audience de mise en liberté sous caution. La police indique qu’elle ne peut confirmer la présence d’une personne déterminée en détention pour des raisons de confidentialité. Toute arrestation pour extradition ne passe pas nécessairement par ce centre.
Legal Aid Alberta et services linguistiquesLegal Aid Alberta décrit l’aide gratuite d’un avocat de service dans les palais de justice, les conseils juridiques téléphoniques gratuits 24 h/24 aux personnes sous garde policière et l’interprétation par téléphone. Cela ne garantit pas une représentation pour toute la procédure d’extradition. King's Bench propose gratuitement LanguageLine aux guichets et en salle d’audience sur ordonnance d’un juge, pour plus de 200 langues.

Quels délais s’appliquent après une arrestation pour extradition ?

Selon l’article 17(1) de l’Extradition Act, une personne arrêtée en vertu de l’article 13 ou 16 doit être amenée devant un juge ou un juge de paix dans les 24 heures suivant l’arrestation. Si aucun n’est disponible pendant ce délai, la comparution doit avoir lieu dès que possible. Si la personne comparaît d’abord devant un juge de paix, l’article 17(2) exige un ordre de détention jusqu’à sa comparution devant un juge. Les 24 heures concernent la première comparution, pas la fin de l’audience d’extradition ni la décision de remise.

ÉtapeRègle et mesure pratique à Calgary
ArrestationNotez l’heure exacte, le lieu, le service et la référence du mandat. YYC Calgary International Airport est l’aéroport de Calgary, mais le lieu de l’arrestation ne permet pas d’identifier l’autorité compétente ni le lieu de détention.
Première comparutionEn principe dans les 24 heures, ou dès que possible si aucun juge ou juge de paix n’est disponible. Signalez immédiatement les besoins médicaux urgents, les risques de sécurité, les difficultés linguistiques et l’accès à un avocat.
Mise en liberté ou détentionPour une demande autre qu’une remise à la Cour pénale internationale, l’article 18(1)(b) permet au juge d’ordonner la mise en liberté avec ou sans conditions, ou la détention. La libération est possible, non automatique. Fournissez une adresse vérifiée et des conditions réalistes à l’avocat.
Assignation plutôt qu’arrestationUne citation délivrée en vertu de l’article 16 doit fixer une comparution au plus tard 15 jours après sa délivrance. Ce délai est distinct de celui de 24 heures après arrestation.

Le juge fixe la date de l’audience d’extradition. En cas d’arrestation provisoire, le délai de présentation de la demande formelle dépend de l’article 14 et de l’accord ou autre fondement juridique applicable; il n’existe pas de délai unique valable pour tous les pays. L’avocat doit vérifier le mandat, l’État requérant et toute prolongation.

Comment sont organisées l’inscription au rôle et l’interprétation à Calgary ?

Le site officiel de la Court of King's Bench publie toujours un avis daté du 3 novembre 2021 indiquant que les procédures fondées sur l’Extradition Act ne peuvent pas être réservées à l’avance devant la Criminal Appearance Court (CAC). Cet avis étant daté, l’avocat doit confirmer auprès du tribunal la procédure actuelle d’inscription au rôle à Calgary avant tout dépôt; il ne faut pas présumer que la réservation ordinaire en CAC convient.

Demandez un interprète tôt. King's Bench indique que LanguageLine est gratuit aux guichets et disponible en salle d’audience si un juge l’ordonne. Communiquez à l’avocat et au greffe la langue, le dialecte et tout besoin d’accessibilité. L’interprétation au guichet n’organise pas automatiquement l’interprète de chaque audience : confirmez les dispositions applicables à la comparution concernée.

Legal Aid Alberta propose des conseils téléphoniques 24 h/24 aux personnes sous garde policière et des avocats de service dans les palais de justice, sans garantir la représentation de l’ensemble du dossier d’extradition.

Quelle cour de l’Alberta reçoit un recours après une ordonnance de mise en détention ?

Pour une affaire entendue à Calgary, les appels et demandes fondés sur l’article 57 sont déposés auprès de la Court of Appeal of Alberta, par son greffe de Calgary au 2600, 450 1st Street SW. Les appels criminels sont entendus en salle 1404 du Calgary Courts Centre, 601 5th Street SW. Le greffe est ouvert de 8 h 15 à 16 h en semaine, sauf jours fériés légaux; il ferme aussi les jours entre Noël et le jour de l’An inclus. Vérifiez les règles et exigences de dépôt en vigueur avant de déposer.

Décision contestéeVoie et délai
Décision initiale de mise en liberté ou de détentionSelon l’article 18(2), un juge de la Court of Appeal peut confirmer, modifier ou remplacer la décision. L’article 18 ne prévoit pas le même délai de 30 jours que pour l’appel de l’ordonnance de mise en détention. Agissez rapidement et confirmez immédiatement la procédure.
Ordonnance d’incarcération en vue de l’extraditionLes articles 49–50 permettent un appel contre l’ordonnance du juge plaçant la personne en détention dans l’attente de la décision du ministre sur la remise. Un appel de plein droit peut porter sur une question de droit; un appel fondé sur des faits, sur une question mixte de droit et de fait ou sur un autre moyen exige l’autorisation prévue à l’article 49 si la Cour estime le moyen suffisant. L’avis d’appel ou la demande d’autorisation doit être déposé au plus tard 30 jours après la décision du juge. Une prolongation est possible, mais ne doit pas être présumée.
Observations au ministre après l’ordonnance d’incarcérationL’article 43 permet à la personne de présenter des observations au ministre avant l’expiration des 30 jours suivant la date de l’ordonnance d’incarcération en vue de l’extradition. Le ministre peut accepter des observations tardives dans les circonstances qu’il juge appropriées. Il s’agit d’une démarche ministérielle, non d’un appel judiciaire; vérifiez les instructions et déposez à temps.
Date possible de remiseSelon l’article 62, la remise ne peut normalement avoir lieu avant l’expiration de 30 jours à compter de la date de l’ordonnance d’incarcération en vue de l’extradition. La personne peut renoncer par écrit à cette période d’attente. Si un appel ou un contrôle judiciaire fondé sur la loi est en cours, la remise attend la décision judiciaire définitive.
Décision ultérieure du ministre ordonnant la remiseL’article 57 confère une compétence exclusive de première instance à la cour d’appel de la province où la mise en détention a été ordonnée pour contrôler la décision du ministre prise sous l’article 40. La demande doit être présentée dans les 30 jours suivant la première communication de la décision par le ministre à la personne, sauf délai supplémentaire accordé par la cour. Le délai ne part pas de la réception d’une copie par la famille.
Recours ultérieur devant la Cour suprême du CanadaUn appel supplémentaire n’est pas automatique : une autorisation est nécessaire. L’avocat d’appel doit évaluer cette possibilité après la décision de la Court of Appeal.

Ces délais concernent une procédure contestée. Si la personne consent par écrit à être remise, devant un juge, en vertu de l’article 71, les articles 43 et 57 ainsi que le délai d’attente ordinaire de l’article 62(1)(a) ne s’appliquent pas; consentir uniquement à l’ordonnance d’incarcération est différent. Le contrôle d’une décision de mise en liberté sous l’article 18(2), l’appel sous l’article 49 et le contrôle judiciaire sous l’article 57 visent des décisions différentes; une démarche ne préserve pas automatiquement l’autre délai et ne garantit pas la libération. Les motifs détaillés de refus et la stratégie d’appel relèvent de Comment arrêter une extradition depuis le Canada; les étapes nationales figurent dans le guide sur l’extradition depuis le Canada.

Que faire pendant les 72 premières heures ?

Il s’agit d’un plan pratique, non d’un délai légal de 72 heures. Après une arrestation visée, la première comparution doit en principe avoir lieu dans les 24 heures, sous réserve de l’exception prévue si aucun juge n’est disponible. Rassemblez les faits vérifiés et contactez rapidement un avocat en Alberta.

  1. Établir une chronologie. Notez le nom complet et ses variantes, la date de naissance, les nationalités, l’heure et le lieu de l’arrestation, le service concerné, la référence du mandat, la prochaine comparution et les documents reçus.
  2. Vérifier la détention. Ne présumez pas qu’une arrestation à l’aéroport signifie une détention au Calgary Remand Centre ou au centre de police. Les centres de l’Alberta ne confirment pas la détention d’une personne. Court and Justice Services indique le 1-855-738-4747 pour les renseignements sur les accusations et les comparutions.
  3. Transmettre les documents. Envoyez le mandat, l’Authority to Proceed, la citation, les mentions du tribunal, l’ordonnance de mise en liberté ou de détention et les communications de l’État requérant ou du ministre. L’avocat étranger doit coordonner avec un avocat habilité à comparaître en Alberta.
  4. Signaler les besoins urgents. Communiquez les besoins linguistiques, médicaux, liés au handicap ou à la sécurité, ainsi que les questions familiales et consulaires. Demandez comment les soulever devant le juge.
  5. Protéger les délais et la confidentialité. Notez séparément la date de l’ordonnance de mise en détention et celle de la première communication de la décision ministérielle à la personne. Ne publiez pas de preuve ou d’instructions confidentielles et ne signez pas un consentement ou une renonciation incompris.

Quelles suppositions faut-il éviter dans un dossier de Calgary ?

Le lieu de l’arrestation ne prouve pas le lieu de détention. Calgary Police indique que son centre Arrest Processing reçoit ses propres détenus en attente d’une audience de mise en liberté et ne confirme pas la détention d’une personne nommée. L’Alberta précise que l’affectation peut dépendre de la capacité et des transferts. Vérifiez le lieu réel et la prochaine comparution par les canaux officiels avant de vous déplacer.

Pour chaque demande, il faut vérifier si l’État requérant est un partenaire d’extradition du Canada et quel fondement juridique s’applique; les étapes nationales figurent dans le guide sur l’extradition depuis le Canada. L’extradition est distincte de l’éloignement ou de l’expulsion en matière d’immigration; voir Extradition ou expulsion.

Exemple hypothétique : un voyageur est arrêté à YYC sur un mandat provisoire d’extradition. Sa famille note l’heure, confirme la prochaine comparution et transmet le mandat à un avocat de l’Alberta. L’avocat vérifie la règle de l’article 17 et l’opportunité d’une demande de mise en liberté sous l’article 18. Si une ordonnance de mise en détention est ensuite rendue à Calgary, il calcule le délai de l’article 50 à compter de la décision du juge et dépose les documents au greffe de Calgary; la famille ne doit pas attendre la décision ultérieure du ministre pour demander conseil sur l’appel.

Quels documents préparer avant de contacter un avocat ?

  • Mandat d’arrêt, Authority to Proceed, citation, mentions du tribunal, conditions de mise en liberté ou de détention et documents transmis par l’État requérant.
  • Chronologie datée de l’arrestation, de la première comparution, des audiences, de l’ordonnance de mise en détention et de la communication de la décision ministérielle.
  • Pièces d’identité, passeports, nationalités, variantes du nom et historique de voyage pertinent.
  • Résumé des procédures canadiennes, condamnations ou acquittements antérieurs, urgences médicales ou de sécurité, situation familiale et besoins linguistiques.
  • Coordonnées de l’avocat étranger, d’un proche de confiance et du consulat si nécessaire. Transmettez les instructions confidentielles à l’avocat plutôt que par des messages ordinaires destinés aux détenus.

Questions fréquentes

La Court of King's Bench of Alberta est-elle le tribunal d’extradition à Calgary ?

Oui. La loi fédérale attribue l’audience à la cour supérieure de la province. Son nom actuel est Court of King's Bench of Alberta, même si l’article 2 conserve l’ancien intitulé « Court of Queen's Bench ».

Une arrestation à YYC signifie-t-elle que la personne sera détenue au Calgary Remand Centre ?

Non. Le lieu dépend du service qui a procédé à l’arrestation et des décisions de détention ultérieures. Confirmez l’établissement et les règles de visite avant de vous déplacer.

Quand commence le délai de 30 jours pour faire appel de la mise en détention ?

L’article 50 le fait courir à partir de la décision du juge, et non de la réception des motifs écrits par la famille. L’avocat doit calculer le délai immédiatement et demander une prolongation si nécessaire.

Peut-on demander un interprète à Calgary ?

Oui. Prévenez tôt l’avocat et le greffe. King's Bench propose LanguageLine aux guichets et en salle d’audience sur ordonnance d’un juge; confirmez les modalités pour l’audience concernée.

Sources et lectures complémentaires

Notre équipe peut coordonner une défense transfrontalière avec un avocat local, mais cette page d’information ne remplace pas les conseils d’un avocat habilité à intervenir dans la procédure en Alberta. Pour discuter des documents et des délais, utilisez la page de demande.

Dernière mise à jour: 2026-10-24

Auteur: Razmik Khachatrian

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